Contes — Monde Arabe

[Histoire d’un rêve]

حكاية حلم

Langue : arabe

Auteur : Nabiha Mehaydli
Illustrateur : Fadi Adleh
Lieu d'édition : Beyrouth
Éditeur : Dar al-Hadaeq
Année d'édition : 2012
Nombre de pages : [36] p.
Illustration : Couleur
Format : 29 x 24 cm
ISBN : 978-9953-496-74-0
Âge de lecture : À partir de 9 ans
Prix : 15 €

Un homme en costume sur un tapis volant.

L’idée est originale : illustrer de manière « décalée » ce conte très ancien dont on trouve une version dans le Masnavi de Jalal al-Din al-Roumî, le grand poète soufi du XIIIe siècle, sous le titre ÀBagdad, on rêve du Caire et au Caire, on rêve de Bagdad, ainsi qu’une variante dans Les Mille et Une Nuits dans le conte Histoire du prince Zeyn Alasnam et du roi des génies (on appréciera également l’adaptation pour les enfants de Nacer Khémir parue en 2003 chez Actes Sud junior, La Quête d’Hassan de Samarkand). Hassan, habitant de Bagdad (ou de Bassora, ou de Samarkand…) se trouvant ruiné (ici pour cause de sécheresse, ailleurs car il a dilapidé son héritage), fait un rêve récurrent dans lequel une voix lui enjoint de se rendre au Caire pour y chercher un trésor caché à un certain endroit. Arrivé au Caire, il se fait arrêter par une patrouille et jeter en prison. Mené devant le gouverneur, il lui raconte son rêve avec un tel accent de vérité que celui-ci le croit et s’écrie : «Je vois que tu es un brave homme. Mais comment as-tu pu être assez stupide pour faire un aussi long voyage en te basant sur un songe ? Moi, j’ai rêvé bien souvent d’un trésor caché à Bagdad, dans telle et telle rue, dans la maison d’un tel, et je ne me suis pas mis en route pour cela !» Or, la maison qu’il décrit est celle de Hassan. Rentré chez lui, celui-ci creuse un nouveau puits, creuse tant et si bien qu’il finit par trouver de l’eau, début de la prospérité et même de la fortune.

Dans cet album, Hassan porte un costume trois pièces, possède une Chevrolet, les policiers en civil portent des lunettes noires et sont munis de matraques. Cette transposition dans le monde moderne (années 1960) est intéressante, mais le texte est malheureusement un peu lourd, et les images – par ailleurs novatrices – sont parfois maladroites.

MW


Étiquettes