Ouvrages de référence — Afrique

Sankofa n° 11

A journal of African Children’s and Young Adult Literature

Langue : anglais

Auteur : Collectif
Lieu d'édition : Baltimore (États-Unis)
Éditeur : Sankofa Inc.
Année d'édition : 2012
Nombre de pages : 92 p.
Illustration : Noir et blanc
Format : 25 x 18 cm
ISBN : ISSN 1544-0885
Âge de lecture : Pour adultes
Prix : 25 US $ (particuliers), 35 US $ (institutions)

dessin d'une rue d'Addis Abeba

Dans cette revue qui paraît aux États-Unis, un intéressant article est consacré au grand auteur-illustrateur sud-africain Niki Daly qui a publié une vingtaine d’albums à partir de 1978, dont neuf ont été traduits en français. On se souvient des excellents Kwela, kwela, Jamela !et Bon appétit, Jamela !, ainsi que de Pas si vite, Songololo , qui avaient fait les délices des lecteurs du Réseau critique de La Joie par les livres – des livres à retrouver en bibliothèque, car malheureusement aucun n’est disponible en français aujourd’hui. L’article de Barbara Lehman, professeur de littérature pour la jeunesse à l’université de l’Ohio, est centré sur la question des « réalités doubles » chez Niki Daly, en particulier la question des Blancs et des Noirs (Daly est un Sud-africain blanc, la plupart de ses personnages sont noirs). Mais, au-delà de son thème central, l’article apporte beaucoup d’information sur l’auteur et son œuvre, ainsi qu’une importante bibliographie.

Parmi les autres textes de ce numéro de la revue, signalons celui de Virginia Dike (Université du Nigeria) expliquant pourquoi les contes traditionnels – ceux propres à la culture des lecteurs comme ceux venus d’ailleurs – ont toujours leur place auprès des jeunes aujourd’hui. Elle s’appuie sur les réactions des enfants de la bibliothèque où elle travaille.

Enfin, Mpale Yvonne Mwansasu Silkiluwasha, professeur de littérature jeunesse à l’université de Dar es Salaam, étudie « l’impact de la mondialisation sur la littérature africaine de jeunesse » à travers le cas d’auteurs africains qui vivent en Occident et écrivent pour des éditeurs occidentaux. Elle analyse tout particulièrement l’œuvre de Tololwa M. Mollel, Tanzanien qui a publié trois albums aux États-Unis. L’auteur parle d’une « altérité dans l’hybridité » en observant Mollel faire des concessions, des compromis, et « occidentaliser » l’expérience africaine.

Comme chaque année, la revue présente les candidats et les lauréats du prix CABA (Children Africana Book Award), auquel peuvent concourir les livres distribués aux États-Unis. Trente titres (albums) pour la catégorie « Enfants », vingt-deux titres (premiers lectures, romans, documentaires) pour la catégorie « Plus grands » ont été étudiés pour cette vingtième édition du prix. Les listes des titres et les critiques de beaucoup d’entre eux permettent d’avoir un bon aperçu de l’édition autour de l’Afrique aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Hormis Le Trône de feu de Rick Riordan (second volume des « Kane Chronicles », qui revisite la mythologie égyptienne), le seul de ces titres existant en français est Comptines et berceuses du Baobab : L’Afrique noire en 30 comptines (livre CD publié par Didier jeunesse, puis traduit en anglais à Montréal). L’album a reçu une mention spéciale : le jury a salué cette importante réalisation mais regretté que l’illustration représente les différents peuples de la même manière.

VQ


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