Les triplés d’Ayakan
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La succession des chapitres met en scène différentes époques. On navigue entre le passé et le présent sans que cela soit déroutant, ce qui permet de lire les chapitres dans l’ordre que l’on souhaite. Les sujets évoqués mettent en avant les préoccupations universelles et d'actualité telles que l'écologie, le droit des femmes ou la transmission.
Accompagnés de peintures abstraites, aux aplats de couleur, des poèmes d’une force et d’une intensité rares, qui disent l’horreur d’une guerre vécue au quotidien par trois poètes palestiniens de Gaza. Une guerre où on perd des êtres chers, des foyers et lieux de vie, où on frôle la mort en permanence, et où on espère juste une mort ordinaire, dans son lit. Ne pas être un chiffre de plus dans les statistiques, ne pas être déchiqueté, juste mourir paisiblement, avec un corps entier. Et comment répondre, dans cette situation, à la question « Comment tu vas ? », comment dire le quotidien d’une guerre, les bombes, le manque de pain, de médicaments, l’horreur des corps anonymes enfouis sous les décombres, les fosses communes ?
Transmettre la mémoire collective, sans fioritures, dans un style direct, de façon à permette au lecteur de se réapproprier ce passé douloureux pour mieux asseoir son identité, tel est le pari pris – et tenu – par Dany Bebel-Gisler dans ce documentaire à l’iconographie très riche, faite de belles illustrations mais aussi de reproductions de gravures de l’époque.
Sur l’île de La Réunion, suite à une pandémie et à l’exode imposé à la population, une botaniste spécialiste des espèces endémiques se retrouve seule avec son fils Théo. Ils ne doivent leur survie qu’à la nature exubérante de l’île qui leur offre poissons, fruits et plantes. Dans un journal de bord que la scientifique adresse à son mari, disparu depuis de longs mois après être parti chercher des vivres, elle raconte son quotidien et son inquiétude face à une menace qu’elle pressent. Théo, de plus en plus en symbiose avec les éléments naturels, dialogue avec une « femme en sucre », un esprit invisible aux yeux de sa mère...

