Sur la couverture du livre, une araignée nous regarde, installée dans un fauteuil sur sa toile, dont on peut suivre, du bout des doigts, le léger relief des fils.
Oum Sissi se rend à la rivière pour y laver son linge. Elle trouve une noix qu’elle s’empresse de casser pour la manger. Et la coque alors ? eh bien la voilà transformée en petite embarcation sur laquelle Oum Sissi s’installe en chantant : « Danse, danse, petit bateau ». Et la voilà qui descend la rivière. En chemin, elle rencontre un dromadaire qui joue du tambour. Le voilà qui embarque avec elle, parce que « quand il y a de la place pour un, il y en a pour deux »...
Les trois enfants ont peur. Au fond du jardin, dans un coin très noir, ils entendent une grosse voix qui hurle « en crachant des postillons jaunes et des postillons verts ». Le gentil crapaud qu’ils découvrent, finalement, deviendra leur ami. Les illustrations, dans le style des dessins d’enfants, sont amusantes et gaies.
Pour répondre à cette question philosophique, l’autrice a créé un bel album qui propose aux tout-petits et à leurs familles des réponses. On y découvre l’enchantement et l’émerveillement procurés par l’éveil des sens, par la découverte des émotions d’un bambin accompagné et soutenu par la patience et la présence rassurante maternelles. Les pages de gauche révèlent un texte rythmé par de jolies rimes, les pages de droite sont emplies d’illustrations superbes, expressives et amusantes.