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Comment l’offre de lecture pour la jeunesse s’organise-t-elle à Madagascar, dans ce pays de 20 millions d’habitants où 45 % de la population a moins de 14 ans ?
Comment l’offre de lecture pour la jeunesse s’organise-t-elle à Madagascar, dans ce pays de 20 millions d’habitants où 45 % de la population a moins de 14 ans ?
Pour Mama Sambona, il est temps de quitter la vie d’ici-bas. La mort s’efforce de l’emporter. En vain, vous pouvez l’imaginer ! Après diverses vicissitudes, cette dernière se laissera même aller à danser et à oublier tout pour s’abandonner aux charmes des rythmes endiablés. Mama Sambona restera parmi nous et la mort semble toute tranquille en sa compagnie : histoire étrange et plutôt gaie.
Accompagnés de peintures abstraites, aux aplats de couleur, des poèmes d’une force et d’une intensité rares, qui disent l’horreur d’une guerre vécue au quotidien par trois poètes palestiniens de Gaza. Une guerre où on perd des êtres chers, des foyers et lieux de vie, où on frôle la mort en permanence, et où on espère juste une mort ordinaire, dans son lit. Ne pas être un chiffre de plus dans les statistiques, ne pas être déchiqueté, juste mourir paisiblement, avec un corps entier. Et comment répondre, dans cette situation, à la question « Comment tu vas ? », comment dire le quotidien d’une guerre, les bombes, le manque de pain, de médicaments, l’horreur des corps anonymes enfouis sous les décombres, les fosses communes ?
À signaler la belle réédition d’un livre important pour connaître et comprendre Haïti. Un format plus grand permet un confort de lecture bien supérieur et de profiter de la très belle iconographie.
Voici une vraie curiosité par un micro éditeur réunionnais – les éditions du même nom – dont nous découvrons, avec ce titre et pour la première fois, l’existence. L’objet mérite pourtant toute attention puisqu’il s’agit d’une de ces nobles entreprises de valorisation de la langue française. Placé sous le patronage de Frédéric Dard qui recommande de « verbailler » sans vergogne et précédé d’une préface intitulée « le verbisme est un humanisme », ce livre de tout petit format (une bible de poche !) n’est rien d’autre qu’un dictionnaire des verbes qui manquent. Œuvre salutaire, donc, animée d’un souci que nous partageons volontiers : un seul verbe vous manque et la phrase s’allonge…

