Bintou est une petite fille insouciante d’une dizaine d’années. À l’approche de la rentrée scolaire son père décide de la marier à un homme riche afin de lui assurer une réussite matérielle et sociale.
Dans le royaume de Malakadou, le roi élevait seul sa fille, Ndolo, car la reine était morte. Tous aimaient la princesse qui était aimable et généreuse.
Les vergers du village de Ghassan regorgent d’orangers « aux fruits dorés comme les étoiles qui constellent le ciel, ronds comme une pleine lune en été, désaltérants comme une oasis au milieu du désert ». Ghassan passe ses journées à l’ombre de l’un deux, perché sur une colline. Il lui confie ses secrets, ses joies mais aussi ses peurs et ses angoisses. Ghassan craint que le monde autour de lui ne change… et c’est ce qui arrive.
Les trois enfants ont peur. Au fond du jardin, dans un coin très noir, ils entendent une grosse voix qui hurle « en crachant des postillons jaunes et des postillons verts ». Le gentil crapaud qu’ils découvrent, finalement, deviendra leur ami. Les illustrations, dans le style des dessins d’enfants, sont amusantes et gaies.
Voici une vraie curiosité par un micro éditeur réunionnais – les éditions du même nom – dont nous découvrons, avec ce titre et pour la première fois, l’existence. L’objet mérite pourtant toute attention puisqu’il s’agit d’une de ces nobles entreprises de valorisation de la langue française. Placé sous le patronage de Frédéric Dard qui recommande de « verbailler » sans vergogne et précédé d’une préface intitulée « le verbisme est un humanisme », ce livre de tout petit format (une bible de poche !) n’est rien d’autre qu’un dictionnaire des verbes qui manquent. Œuvre salutaire, donc, animée d’un souci que nous partageons volontiers : un seul verbe vous manque et la phrase s’allonge…