Chouette ! Ils lisent...
Qui trop embrasse mal étreint, a-t-on coutume de dire. Et rien n’est plus vrai quand on cherche à énoncer de grandes vérités sur des pratiques culturelles comme la lecture des enfants dans un contexte où les données chiffrées et consolidées, sur un territoire aussi conséquent que celui des pays francophones africains, manquent cruellement. En revanche, demander un témoignage aux acteurs de terrain a le double avantage de se fonder sur une expérience personnelle et de valoriser un travail qui contribue précisément au développement de la lecture des enfants. C’est pourquoi nous sommes partis à la rencontre des éditeurs et des auteurs qui parfois en Afrique se confondent. Ceux qui écrivent, conçoivent et fabriquent les livres, font des choix de conception en fonction de ce qu’ils observent ou de leur propre expérience. Leur témoignage est secondé ici par celui des médiateurs du livre –bibliothécaires et libraires – qui racontent comment s’opère le choix des enfants et la réception des livres. Présents dans les bibliographies Afrique de Takam Tikou, ils ont répondu à un questionnaire articulé autour de deux axes : l’expérience intime et personnelle des premières lectures autonomes et leur stratégie professionnelle autour du livre de jeunesse à l’intention des enfants à partir de sept ans. Leur réponse a nourri nos réflexions en regard des collections africaines de premières lectures.

