La ville de Casablanca est émaillée de petits sanctuaires ou de lieux dont les noms font référence à une légende ou à un fait historique. Cinq de ces histoires nous sont racontées ici.
Comme de nombreux enfants béninois, Gildas a été envoyé au Nigeria pour payer une dette familiale. Réduit à l’esclavage, il s’est enfui en se cachant dans un camion de gravier où il est mort étouffé. Le scénario mêle habilement récit de l’annonce de son décès aux membres de sa famille avec des flash-back sur les raisons mêmes de cette tragédie.
« Pourquoi maman dit-elle toujours : En arabe, c'est plus beau ? » C'est la question au cœur de ce bel album.
Dans un monde où les enfants grandissent entourés de langues et de cultures multiples, ce livre fait le pari de la fierté : célébrer l'arabe non pas comme une obligation d’apprentissage scolaire, mais comme une langue vivante, chaleureuse, irremplaçable.
Ce manga biographique retrace le parcours du Martiniquais Frantz Fanon (1925-1961), un des penseurs majeurs de l’anticolonialisme, qui a passé sa vie à dénoncer les désastres du colonialisme et du racisme sur les individus. Le scénariste, Olivier Mery, est parvenu, comme il l’espérait, à rendre les idées du grand homme tout en touchant le lecteur et Daniel Fernandes de Almeida a parfaitement réussi à mettre en images son scénario. L’ensemble est un bel hommage à cet « ardent défenseur de la dignité humaine » pour reprendre les termes de l’illustrateur.