Théâtre — Afrique

Conflit familial

Langue : anglais, français

Auteur : Uwineza G. Sabano
Traducteur : trad. de l’anglais Joseph Sondzia
Lieu d'édition : Yaoundé
Éditeur : Clé
Année d'édition : 2003
Collection : Clé de l’avenir
Nombre de pages : 87 p.
Illustration : Couleur
Format : 18 x 13 cm
ISBN : [sans ISBN]
Âge de lecture : À partir de 13 ans

Un recueil de trois pièces très courtes (comptant chacune entre 3 et 9 scènes brèves) autour de situations familiales difficiles, écrites en anglais par une jeune lycéenne rwandaise et présentées ici en édition bilingue (le texte français souffre de lourdeurs et coule moins bien).

Dans la première, « Conflit familial », une mère organise un dîner afin de réconcilier ses deux fils et leurs épouses, mais c’est sans succès – l’épilogue nous dit qu’elle continuera d’essayer…

La deuxième et plus longue, « Déchirement », met en scène trois frères : si tout va bien pour le benjamin qui va entrer à l’université, les deux aînés, malgré leurs diplômes, ne trouvent pas de travail et sont toujours à la charge des parents, ce qui provoque des tensions. Mais le nœud dramatique est l’aveu de l’aîné : il est homosexuel. Tous sont horrifiés, sauf la mère. Elle arrive à faire entendre à son mari qu’il doit écouter et comprendre davantage sa famille, et la pièce s’achève dans l’apaisement. Cependant, si le père demande pardon, il dit qu’il soutiendra son aîné en tout, sauf en son homosexualité (que la préface qualifie de « déviation sexuelle »).

Enfin, dans la troisième pièce, « Liberté ambiguë », une jeune fille se rend à une soirée malgré l’interdiction de ses parents, leur mentant selon le conseil de son amie. Cette amie la pousse à boire de l’alcool, un garçon essaie de la faire fumer de l’herbe et l’agresse sexuellement… C’est à nouveau l’épilogue qui explique que la jeune fille a regretté sa désobéissance et son mensonge, et que les parents ont compris qu’ils devaient laisser davantage de liberté à leur fille (si les pièces sont mises en scène, il sera nécessaire de lire les épilogues car curieusement pour le théâtre, ce sont eux qui donnent le dénouement…).

Le livre a le grand mérite de mettre en lumière des conflits fréquents dans les familles et de montrer qu’il est essentiel de communiquer, tant pour éviter les conflits que pour les résoudre. La forme dialoguée apporte dynamisme et facilité de lecture – l’édition est destinée à la mise en scène aussi bien qu’à la lecture, avec les nombreuses illustrations couleur du plasticien rwandais Emmanuel Baliyanga qui collent très bien au texte et au contexte camerounais (quelques maladresses et défauts d’impression).

VQ