Contes — Afrique

Conte-moi la francophonie (site Internet)

www.conte-moi.net

Langue : français

Auteur : Association deci-dela
Année d'édition : sans date

portail du site Raconte-moi

Pour les amateurs de contes africains, voici un site simple, mais efficace, créé en 2007 par l’association Deci-dela avec, notamment, le soutien de l’OIF et du Ministère des Affaires étrangères français. Lilyan Kesteloot, directeur de recherche à l’Institut fondamental d’Afrique noire (Université de Dakar), a apporté sa caution scientifique au projet ; l’organisation internationale Enda Tiers-Monde (Sénégal et Mali) a mis en place des ateliers qui ont permis l’exploitation pédagogique des contes ; et de nombreuses associations ont localement participé à leur collecte. C’est un site pédagogique dont le premier objectif est d’offrir aux enseignants des pays francophones des ressources vivantes, proches de la tradition, pour enrichir leurs activités en classe.

Et ce site s’avère être une véritable mine d’or : on y trouve soixante-dix huit contes, racontés en français et dans leur langue d’origine, en provenance du Mali, du Sénégal, de Mauritanie, du Maroc et d’Haïti (pas de version créole). C’est un vrai régal de les entendre racontés par Mimi Barthélémy, Hamed Bouzzine, Pape Faye, Mamadou Sall, Ousmane Diarra et tant d’autres. À noter le travail de diction pour permettre aux enfants ne maniant pas très bien la langue de tout comprendre. Les enseignants pourront utiliser les fiches pédagogiques pour aborder la grammaire, aussi bien que la structure du conte, et prolonger l’écoute par des pistes d’écriture ou de discussion.

Si son graphisme est basique, le site est facile à utiliser. De nombreux liens élargissent encore les possibilités pédagogiques ou informatives sur les contes. L’espace partagé offre aux utilisateurs un moyen d’échanger ou de prolonger leurs expériences. Le site partenaire http://www.club-tralalere.com permet un téléchargement gratuit sur Iphone, Ipod ou Ipad.

Et on touche là à une limite de ce projet, fortement dépendant d’Internet auquel l’immense majorité des enseignants africains n’a pas accès aujourd’hui. Néanmoins, ne boudons pas cette initiative qui nous apporte, en trois clics, un patrimoine oral de qualité.

MPH