Bandes dessinées — Afrique

En attendant la lune...

Langue : français

Auteur : Mabety Soumah
Lieu d'édition : Conakry
Éditeur : Ganndal
Distributeur : L’Oiseau indigo-Bookwitty
Année d'édition : 2017
Collection : Gos&Gars
Nombre de pages : 62 p.
Format : 18 x 12 cm
ISBN : 978-2-35045-083-4
Âge de lecture : À partir de 11 ans
Prix : 25000 GNF, 2000 CFA ,3,90 €.

La forme d'un domino avec des images diverses et au premier plan les visages d'u

À quinze ans, contrairement à toutes ses camarades de classe, la jeune Marianne n'a pas encore « vu la lune », et d'ailleurs, elle ne sait pas très bien ce que c'est. Sa grand-mère lui en parle à travers des contes, de belles histoires, mais un peu énigmatiques. Et ses amies colportent des informations peu fiables : une fois qu'on a ses règles, suffit-il d'un baiser pour se retrouver enceinte ? L'humeur de Marianne s'en ressent. Quand l'événement tant attendu a lieu, Marianne éveille alors l'intérêt du beau Moustapha, qui est la coqueluche de toutes les filles. Sa grand-mère continue à lui raconter des contes, mais lui donne quand même quelques renseignements plus pratiques. Et son amie Jackie pourra lui assurer que le baiser de Moustapha ne va pas faire d'elle tout de suite une future maman. Marianne, qui est une adolescente pleine de bon sens, insiste alors pour rencontrer une gynécologue, qui va dissiper ses doutes et ses angoisses... peut-être un peu trop, car Marianne, enfin sûre d'elle, va prendre des libertés avec les sorties nocturnes. C'est donc avec une ultime histoire que sa grand-mère lui explique qu'il vaut mieux attendre d'avoir dix-huit ans pour jouer aux grandes jusqu'au bout.

C'est un petit roman sympathique et très utile, facile à lire, très précis dans les détails, mais toujours pudique. Il s'adresse à des adolescents plus jeunes que les premiers titres de la collection : à des filles bien sûr, mais aussi aux garçons qui veulent les comprendre, comme le souligne avec justesse la quatrième de couverture. Si le ton est très simple et très quotidien, l'auteur n'élude pas la complexité de la situation de Marianne, sa relative solitude, et les difficultés qu'elle a à nouer des relations avec les autres. Les histoires de la grand-mère sont de beaux contes d'initiation et interviennent naturellement dans le récit. À noter l'image de couverture, qui résume avec malice les différentes étapes de l'histoire sous forme de jeu de l'oie.

CR