Livres d’images — Monde Arabe

[Firas et le frelon]

فراس والدبور

Langue : arabe

Auteur : Fatima Farhat
Illustrateur : Ali Chams al-Din
Lieu d'édition : Beyrouth
Éditeur : Dar al-Hadaeq
Année d'édition : 2018
Nombre de pages : [27] p.
Illustration : Couleur
Format : 24 x 17 cm
ISBN : 978-614-439-118-1
Âge de lecture : À partir de 8 ans
Prix : 11,90 €

Un garçon dans un lit, inquiet, imagine qu'il est au fond d'un trou.

Firas est maintenant inquiet lorsqu’il va à l’école : avec ses cheveux roux très bouclés, il est devenu la cible de Talal, un garçon violent qui le traite de « tête d’éponge » et lui vole systématiquement les sandwiches de son déjeuner. Un jour, en rentrant de l’école, Firas se trouve nez à nez avec un frelon. Il prend ses jambes à son cou, mais le frelon le poursuit jusque chez lui. Lorsqu’il en parle à sa mère, elle lui explique que tout au contraire, face à un frelon, il faut s’immobiliser et rester calme. Firas voit ensuite un jardinier fabriquer un piège à frelons grâce à une bouteille remplie de mélasse. Le soir dans son lit, les idées se bousculent dans sa tête : il voit Talal sous la forme d’un frelon, mais comment fabriquer un piège à sa taille ? Soudain la solution lui apparaît. Le lendemain, lorsque Talal s’approche pour lui voler son déjeuner, Firas reste très calme et ne tente pas de s’enfuir. Puis à plusieurs reprises, il met en garde Talal et lui déconseille de lui voler son sandwich. Talal n’en tient pas compte et mord à pleines dents dans le pain… qui était abondamment garni de piments ! Il a beau boire de l’eau, il n’arrive pas à éteindre l’incendie jusqu’à ce que Firas - qui est quand même un brave gars - lui offre du lait pour calmer la brûlure.

Ce petit livre laisse un sentiment ambivalent : d’un côté, c’est à notre connaissance le premier livre en arabe sur le problème du harcèlement à l’école. Il est en outre accompagné d’un petit livret à l’adresse des enseignants proposant un certain nombre d’activités à mener en classe pour traiter de cette question. D’un autre côté, l’histoire (racontée à la première personne par Firas) est un peu tirée par les cheveux et propose une solution plutôt douteuse. Il est aussi frappant qu’à aucun moment ne soit évoquée la possibilité de faire appel à un adulte : lorsque la mère de Firas lui demande pourquoi il est préoccupé, il répond « Rien, rien », ce qui de fait correspond bien à la réaction de nombreux enfants confronté à ce genre de situation. Mais il est dommage que l’auteure n’ait pas proposé dans son texte une solution créative montrant l’importance d’une réaction collective à ce phénomène.

MW


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