Bandes dessinées — Afrique

Kouka N°9

Vacances au village natal

Langue : français

Auteur : [Hamidou] Zoétaba
Lieu d'édition : Ouagadougou
Éditeur : REN-LAC
Année d'édition : 2010
Nombre de pages : 27 p.
Illustration : Noir et blanc
Format : 30 x 21 cm
ISBN : 978-2-35849-001-6
Âge de lecture : À partir de 10 ans
Prix : 100 CFA

Si peu ou pas de livres pour enfants voient le jour au Burkina Faso, la bande dessinée Kouka continue de paraître depuis sa naissance en 2000. Elle est publiée par le REN-LAC, Réseau national de lutte anti-corruption, avec le but de sensibiliser les enfants et les jeunes, et à travers eux les adultes, à des questions urgentes de civisme. Si les leçons de civisme sont donc très présentes et bien explicites dans ces BD éducatives, elles s’appuient sur de vraies histoires, ancrées dans la vie quotidienne, qui se lisent avec plaisir, autour du héros Kouka, garçon d’une dizaine d’années, et de ses amis. On peut se poser des questions néanmoins, comme nous le faisons dans notre présentation du n°4, sur le rôle si important attribué aux enfants dans la résolution de situations causées par des adultes, tant dans les histoires elles-mêmes que dans la réalité (en invitant toute victime ou témoin d’un acte de corruption à appeler le numéro gratuit mis en place par le REN-LAC)… Mais la revue connaît le succès auprès des jeunes, qui participent nombreux aux jeux%concours proposés, et auprès des enseignants, qui s’en servent comme support. Son prix de vente (100 CFA, soit 0,15 €) la rend vraiment accessible.
Kouka continue d’être réalisée, en noir et blanc, par des scénaristes et des illustrateurs qui changent d’un numéro à l’autre, dans une variété de styles graphiques. Le n°7, La Rançon de la corruption, écrit et dessinée par Elisée Sare, graphiste et bibliothécaire, abordait la question des ministres corrompus et l’achat des notes à l’école (il est aussi publié en ligne, ainsi que le n°6 sur « les notes sexuellement transmissibles »). Le n°8, écrit par le journaliste Dieudonné Soubeaga et dessiné par Timpous, caricaturiste au journal L’Indépendant, traitait de la fraude aux examens scolaires.

Le dernier numéro, Vacances au village natal, dénonce la corruption au niveau des transports en commun et des règles de circulation, et au niveau des marchés publiques. Kouka part au village pour ses vacances, dans un car surchargé dont les papiers ne sont pas à jour, l’assurance est périmée et la visite technique pas faite, mais il suffit d’un cadeau pour passer le poste de police… Heureusement Kouka décidé de descendre du car avant qu’un accident mortel ne se produise. Au village, Kouka est témoin des défauts de construction d’une école et dénonce les responsables au REN-LAC, qui mène une enquête. A remarquer la qualité des dessins, réalisés par Hamidou Zoétaba peintre, décorateur de cinéma et caricaturiste au Journal du Jeudi.

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