Documentaires — Afrique

L’Arbre est la vie

L’Arbre raconté aux enfants et aux adultes

Langue : français

Auteur : Colonel Moumar Guèye
Lieu d'édition : Dakar
Éditeur : Maguilen
Année d'édition : 2016
Nombre de pages : 108 p.
Illustration : Couleur
Format : 21 x 16 cm
ISBN : 978-2-87774-046-3
Âge de lecture : À partir de 6 ans
Prix : 8000 CFA, 13 €

Le tronc d'un arbre qui a un visage humain. Autour, il y a des ges. Le cadre de

Titre et intention de l’ouvrage (il s’agit d’une réédition augmentée) sont clairs : informer, sensibiliser, éduquer, ouvrir à un comportement respectueux vis-à-vis de l’arbre, « refuge, ressource, sanctuaire et symbole… ». Le lieu de publication et le cadre d’observation sont le Sénégal, mais  la portée de l’ouvrage ne s’y restreint pas. Une petite vingtaine de chapitres organisent le propos avec un texte à double niveau d’écriture mais suivant la même trame pour le contenu : simple, s’adressant aux plus jeunes sur la page de gauche, et plus développé, pour lecteurs avancés ou adultes sur la page de droite. Par le jeu de la personnification, l’arbre parle au jeune enfant : « je suis ta maison », « je suis ta tradition et ta culture »... Pour les grands lecteurs, le texte est à la troisième personne. Cette double adresse multiplie les incitations à observer, s’interroger, s’informer…. Les références culturelles, les dénominations (locales ou non) ne manquent pas. De très nombreuses illustrations couleur en vignettes ou doubles pages animent un contenu qui n’est pas pesant.  S’y ajoutent quelques photos, des encadrés, un glossaire précis, poèmes et proverbes… On a entre les mains un livre utilisable de maintes manières. C’est la démarche de l’auteur, Moumar Guèye, ingénieur des eaux et forêts, inscrivant son ouvrage dans un hommage aux anciens pour mieux sensibiliser les jeunes à la dimension écologique. Une approche vagabonde plus sensible que froidement scientifique, qui permet de picorer tout à son gré, en apprenant par exemple que le baobab, arbre emblème du Sénégal, aurait un grand ancêtre de 2000 ans d’âge au Zimbabwe, ou encore percevoir comment les musulmans, les chrétiens, les animistes…  considèrent l’arbre. Quelques redites.

ML