Romans — Afrique

Coup de cœur

Le Fils du mercenaire : suivi de Yolène au large des collines

Langue : français

Auteur : Pius Ngandu Nkashama
Illustrateur : Hanno
Lieu d'édition : Dakar, Vanves
Éditeur : Nouvelles éditions africaines du Sénégal, Édicef
Année d'édition : 2014
Collection : Afrique en poche Junior
Nombre de pages : 123 p.
Format : 17 x 11 cm
ISBN : 978-2-7531-0335-1
Âge de lecture : À partir de 15 ans
Prix : 4,52 € ; eBook 3,49 €

Village africain dans les tons plutôt sombres

Réimpression et sortie en eBook de cet ouvrage paru en 1995, regroupant deux récits de l’écrivain congolais Pius Ngandu Nkashama. Dans « Le Fils du mercenaire », Yannick, jeune belgo-congolais, quitte Bruxelles à la recherche de son père, mercenaire belge ; au Kasaï (que seule la mention du Lac Munkamba permet de situer), la « ville de la mort » (probablement Mbuji Maji, ville natale de l’auteur) l’accueille, avec les émeutes des militaires (arrivées en 1991) mais aussi avec les braves gens qu’elle abrite. Au village de sa mère, des révélations heureuses attendent Yannick ; ses racines sont retrouvées et l’avenir est plein d’espoir, soutenu par la force de la foi – chrétienne, mais aussi celle d’un masque fétiche. « Yolène au large des collines » est le premier récit publié autour du génocide du Rwanda ; il est dédié à Joseph Nsengimana, rescapé, devenu Ministre de l’Education et à Théogene Karabayinga dont toute la famille fut tuée, l’un des initiateurs du projet "Rwanda : écrire par devoir de mémoire" – mais ces informations n’apparaissent pas dans l’édition d’Edicef qui livre un texte nu, sans introduction ni notes, accompagné seulement des belles illustrations au crayon (certaines mal placées) de Hanno Baumfelder. Si “Le Fils du mercenaire” était placé sous le signe de Noël, “Yolène” l’est sous le signe de la Passion du Christ. Le récit se déroule au début des massacres: une adolescente dont le père a été tué par un coup de machette fuit avec sa mère loin de son village et des atrocités qui ravagent le pays. Ces textes remarquables sont réservés à de grands adolescents, tant par la dureté des faits racontés que par la richesse du style, la complexité du déroulement de l’action et le manque d’appareil critique.

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