À la découverte de la vie : entretien avec Béatrice Lalinon Gbado

Propos recueillis par Béatrice Atchadé et Léon Djogbénou

Photographie Béatrice Lalinon Gbado

Figure phare de la littérature africaine pour la jeunesse, Béatrice Lalinon Gbado décline son engagement et son talent tant comme éditrice que comme écrivain et même comme photographe. Deux bibliothécaires béninois l’interviewent ici autour d’une collection remarquable commencée en 2004. Un entretien qui permet d’évoquer également l’évolution de Ruisseaux d’Afrique, sa maison d’édition, et son rayonnement international.

Le catalogue riche et varié de Ruisseaux d’Afrique propose diverses collections, pour tous les âges : Le Serin et Libellule (des albums pour les petits), Lunes enchanteresses (des albums de contes),  Enfant et Santé (des albums autour de questions d’hygiène et de prévention), Tanéka (des récits pour les plus grands), Arts d’Afrique(de beaux livres tout public ) et À la découverte de la vie, à laquelle s’attache particulièrement cet entretien.

La collection d’albums documentaires – quinze titres parus1 - À la découverte de la vie  a pour thème le processus de la genèse de la vie, que ce soit chez les humains, les animaux, les plantes ou la nature en général, chaque titre se centrant sur une question bien précise : la reproduction chez les ovipares,  les mammifères ou les plantes unisexuées, les lois de l’hérédité, la reproduction humaine, la naissance, les bébés… À la découverte de la vie est intéressante d’autant plus qu’en Afrique et ailleurs, la sexualité est encore tabou. La collection semble précieuse pour aider parents et éducateurs à lever le voile et en parler avec les enfants - elle inclut d’ailleurs un titre destiné à sensibiliser et à accompagner les adultes dans cette démarche.

Conçus pour des enfants à partir de 6 - 7 ans, les albums allient des illustrations pleine page, très présentes, aux styles et aux techniques variées, à des textes – parfois des contes, parfois empreints de poésie - ancrés dans des situations de la vie quotidienne et apportant des informations précises.

Nous avons rencontré Béatrice Gbado, fondatrice et directrice de Ruisseaux d’Afrique, elle-même auteur de neuf titres de la collection.

Béatrice Atchadé et Léon Djobénou : Madame Gbado, vous n'êtes plus à présenter, ni la maison d'édition Ruisseaux d'Afrique que vous avez créée en 1998 et dont vous êtes la directrice. Vous disiez à Takam Tikou en 2006 : « Nous sommes en marche, pas du tout arrivés »2. Alors, en 2016, êtes-vous arrivés ou proche du but, l'eau coule-t-elle abondamment des ruisseaux ?

Béatrice Gbado : Ruisseaux d’Afrique est un tremplin pour l’édition de livres dont les messages universels s’habillent de réalités locales quotidiennes, s’expriment dans un langage propre. Sommes-nous arrivés ? Nous sommes toujours en marche, mais déjà nous avons laissé nos empreintes dans le monde entier. Puissent les petits ruisseaux culturels continuer de couler en Afrique et engendrer un développement vrai et profond, parce que fondé sur le développement et l’épanouissement des personnes… Aujourd’hui, nous sommes à la 18e édition d’une semaine culturelle autour du livre au Bénin, la SELIBEJ3 et, avec nos partenaires4, nous venons d’organiser en février 2016 la première édition du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Cotonou - un salon qui se tiendra en début de chaque année -, avec la participation de maisons d’édition du Togo (Ago média, Graines de pensées), du Mali (Donniya) et de France (Dagan). Voilà, un chemin a été parcouru, mais la route continue…

La raison fondamentale qui vous a poussée à créer Ruisseaux d'Afrique était le constat, dans les années 1990 et 2000, du manque de livres africains destinés aux enfants africains et béninois en particulier. À votre avis, les enfants béninois en 2016 sont-ils mieux lotis en termes d'ancrage dans les réalités socio-culturelles locales des livres auxquels ils ont accès ?

On peut dire cela. Mais plus que ce constat, ce qui me pousse est le désir profond de mon être de participer à la construction humaine de l’enfant. C’est un réflexe de gardienne de la tradition ; pas dans le but d’y enfermer les jeunes, mais dans celui de les nourrir pour les libérer. Puis-je dire « mission accomplie » ? Pas encore, mais il y a eu beaucoup de progrès. Vous savez qu’au début des années 90, le livre africain de jeunesse était rare, pour ne pas dire inexistant ; tant et si bien que l’ACCT5 avait lancé dans les régions francophones d’Afrique un appel à manuscrits… Ainsi, petit à petit, la Francophonie, le Ministère français des Affaires étrangères et La Joie par les livres ont été autant de partenaires qui ont soutenu l’envol du livre de jeunesse en Afrique. De toutes les expériences lancées alors, celle du Bénin fait partie de celles qui se sont développées et ont pris racines. Nous avions, au fil des ateliers d’écriture et d’illustration animés dès le début des années 2000 par de grands noms du livre de jeunesse en Afrique tels que Dominique Mwankumi, le souci d’intéresser les créateurs au livre jeunesse. Chez nous, un vivier d’écrivains et d’illustrateurs jeunesse existe aujourd’hui et publie ici au Bénin mais aussi en Côte-d’Ivoire et en France. Tous éditeurs confondus, nous avons plus de trois cents titres au compteur du livre béninois de jeunesse6.

À la découverte de la vie, qui compte aujourd’hui quinze titres, est une collection phare, au cœur de votre stratégie d'amener l'enfant à être enraciné dans les vécus africains. Comment vous est venue l’idée de créer cette collection ? Quelle est sa spécificité ?

À la découverte de la vie est une collection de fictions documentaires autour de la vie et de sa reproduction. La vie est d’abord naturelle, spontanée, simple, communicative, expressive ; elle est mouvement, en soi et vers l’autre… Malgré cela, dans les échanges entre les humains, il arrive que la communication bloque, parce qu’elle est délicate, parce qu’elle touche à une certaine intimité, parce que les émetteurs et les récepteurs de messages ont d’une manière ou d’une autre une gêne face au sujet en cours. C’est le cas de la sexualité. Sous tous les cieux, les éducateurs se posent les mêmes questions. Comment rendre le sujet abordable, comment libérer la parole autour de la sexualité, qui doit en parler ? En créant cette collection, nous nous mettons dans le rôle de médiateur. Ces livres parlent de la reproduction de la vie végétale ou animale et plantent un décor autour de l’éducation sexuelle. Ils prêtent des mots aux adultes pour les aguerrir face à certaines questions des enfants,  mais ils donnent aussi suffisamment d’informations aux enfants sur un phénomène avant tout naturel.

Il est clair que les histoires racontées dans les textes (contes, récits de la vie quotidienne) sont un « prétexte », que la collection est animée d’une réelle volonté d'éduquer ou de sensibiliser les enfants à des questions autour de la reproduction.Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

L’enfant a besoin de comprendre la vie, le phénomène de la reproduction de la vie. Il a aussi besoin d’informations sur son propre corps et sur les changements auxquels il est normal qu’il s’attende,  et aussi sur d’autres corps que le sien… Jadis, nos parents assuraient cette éducation « intégrale »par les soirées au clair de lune, les rites initiatiques, les cultes et autres systèmes de transmissions de valeurs, de savoir, de savoir être, et de savoir-faire. Aujourd’hui l’emprise de la collectivité tend à s’estomper, le jeune est appelé à être, lui, dans un nouveau système qui s’étale entre l’école, la maison et la rue. Comment l’enfant, l’adolescent, le jeune peut-il trouver ses repères ? Cette collection s’inscrit dans ce cadre éducatif. Elle veut offrir à l’enfant un environnement lettré qui puise aux sources de ses propres racines culturelles, mais aussi l’appelle à découvrir la vie, à aimer la vie,à avancer dans le monde des rapports sociaux avec un minimum d’éclairage, à aller vers l’autre, à le rencontrer pour bâtir ensemble avec lui. Nous vivons ici le livre comme un cadre de référence…

Estimez-vous que faire des albums avec des fictions vous permet de mieux véhiculer vos idées plutôt qu’à travers de « vrais »ouvrages documentaires ?

Pour le « genre », nous avons fait un choix mixte. À la découverte de la vie est une collection de fictions documentaires. Il y a à chaque fois une fiction où des enfants, des animaux ou des plantes sont des personnages centraux. Pendant que se déroule cette aventure, des informations précises, voire scientifiques traversent le texte. Nous avons choisi de présenter ces documentaires sous forme d’albums, avec textes et illustrations accordés. La fiction nous sert pour faire aimer le documentaire et faire assimiler les notions qui s’y trouvent.

Pouvez-vous nous parler du processus conduisant de l’idée de départ au livre fini ?

Quand nous avons mûri notre intuition par rapport à ce thème de l’éducation sexuelle, nous avons vu qu’il était si vaste qu’il fallait mettre en place un atelier. Tout a donc commencé en 2003 par un atelier d’écriture de deux semaines où nous avons exposé à un groupe de spécialistes (artistes, écrivains, professeurs de Sciences de la Vie et de la Terre) notre souci de favoriser la croissance de l’enfant, fragile avenir de l’homme, dans ce secteur. La société devrait lui apporter au quotidien les soins dont il a besoin pour croître,et parmi ces besoins à satisfaire se trouve en bonne place le besoin d’être aidé à devenir lui-même, à s’épanouir, à se construire et à bâtir une estime de soi qui l’engage dans une relation positive à l’autre… Il s’agit de le nourrir, nourrir son corps, mais aussi son cœur, son mental, son esprit, son imaginaire… Il s’agit aussi de lui donner des informations simples et concrètes sur la vie (sa conception, sa croissance, et les engagements qu’elle suppose), sur l’être humain, les femmes, les hommes,sur la nature… Pour cela, nous avions glané des données scientifiques que nous voulions transmettre. Durant l’atelier, nous avons fait ensemble des sorties dans des jardins botaniques où la vie chantait autour de nous. Bref, c’est une communauté qui a porté et donné vie à cette collection.

À la découverte de la vie est donc issue de ces ateliers ?

En fait, nous avons pensé à trois collections : une pour la petite enfance, une pour les préadolescents, une pour les adolescents. Chaque auteur a retenu un aspect auquel il était particulièrement sensible, et des duos auteur-illustrateur se sont formés pour chaque projet de livre. Certains textes ont été produits durant l’atelier, d’autres l’ont été plus tard, d’autres encore sont en attente d’être édités, et même d’être écrits, sur d’autres thématiques générées par cet atelier : c’est une collection ouverte… Elle est suivie par des professeurs de Sciences de la Vie et de la Terre ; au début, nous n’avons pas eu la présence d’esprit de signaler leurs noms, mais de plus en plus nous mentionnons les noms de ceux qui assurent la direction scientifique de la collection.

La collection compte huit illustrateurs, avec leur technique, leur style, parfois avec des photos…Est-ce un choix délibéré ? N’est-ce pas mieux de travailler avec un même illustrateur pour tous les titres ?

Faire travailler un seul auteur, un seul illustrateur aurait été monotone. Comme vous le savez, nous sommes engagés dans la bibliodiversité7 et dans la pluralité des expressions. Nous choisissons de faire voir toutes les nuances, de faire entendre tous les accents ; et la liberté est laissée à l’illustrateur de choisir ses matériaux : ainsi Ponce Zannou a choisi d’illustrer avec des paillettes de bois et des pigments, Jemy Bernard a travaillé avec la gouache, Hervé Gigot (paix à son âme) a travaillé avec l’aquarelle…

Pourquoi avez-vous publié dans la collection un livre destiné aux parents et aux éducateurs ?

Parce que ce sont eux qui sont en charge de l’éducation des enfants. Dans le cadre familial ou scolaire, c’est au maître ou au parent de sentir le moment ou la manière de répondre opportunément aux questions parfois déroutantes des enfants. Nous avons voulu par ce livre les préparer à cela.

En tant que bibliothécaires, nous nous sommes posé des questions sur la réception des ouvrages. Est-ce que les enfants comprennent ces petits cours sur la biologie reproductive ? Nous avons mené une petite enquête en bibliothèque auprès d’une trentaine d’enfants de 8 à 13 ans et les avons interrogés après leurs lectures : ils ont parlé des histoires racontées dans les livres mais, à part deux enfants, ils n’ont pas du tout évoqué les contenus « scientifiques ». Est-ce par pudeur, ou par peur d’être jugés sur leur connaissance « précoce »du sujet ? Toutefois, quand nous avons proposé un jeu de questions-réponses nous avons réalisé qu’en fait, le message était compris, mais pas systématiquement intégré après une première lecture. Nous pensons que ces albums documentaires gagnent à être utilisés au cours d’animations, ou bien par les parents et/ou éducateurs dans le cadre scolaire…Avez-vous des échos sur la réception de ces livres? Finalement, à qui leur lecture profite-elle le plus : aux parents, aux enfants, aux éducateurs ?

L’histoire de cette collection est pleine d’enseignements pour la maison. À la parution de ces ouvrages, nous avons senti un engouement au Nord, en Europe, et chez nous un accueil plutôt timide. Puis progressivement la demande a commencé à se faire consistante au Bénin à la faveur de la mise au programme des cours primaires de thèmes touchants à la reproduction, à la nature morte et aux êtres vivants. C’est surtout les écoles privées qui utilisent ces ouvrages au Bénin. Mais nous avons aussi une demande conséquente venant de l’Afrique francophone de l’Ouest et nous avons cédé les droits de certains titres à un éditeur algérien, Chihab.

Cela a été lent, mais finalement enseignants et parents ont adopté la collection. Nous sommes souvent en avance sur la perception de la réponse à donner aux besoins et ou problèmes latents de notre société. Mais au bout de la persévérance, nous voyons les prescripteurs prendre conscience de la portée de tel ou tel ouvrage… Dans le cas de cette collection, au début elle a beaucoup dérangé. Les images, le sujet… Certains parents refermaient les livres par pudeur… Et encore aujourd’hui, Un bébé, une aventure, qui explique la reproduction humaine avec des dessins et des schémas bien clairs, ne passe pas partout pour des raisons culturelles.Alors dans notre rôle d’éditeur, nous ouvrons des voies de réflexion pour notre société, pour appeler à regarder en face un objet social qui fait peur ou qu’on évite. Cette collection profite à tous.

Quel est le livre de la collection que vous préférez ?

Je les aime tous et pour diverses raisons ; chacun d’eux apporte sa note personnelle. J’aime bien Sessi et Toundé adoptent une chevrette parce qu’il est celui qui traverse le mieux tous les milieux « religieux », Le Roi de la palmeraie et Papayes et papayers pour leur originalité, Le Bain de bébé pour ses illustrations, Je voudrais redevenir bébé, pour le fil de l’histoire, Souvenirs de vacances pour ses couleurs fortes…

La qualité de la fabrication de vos livres tranche avec ce qui est produit généralement sur le marché local. Où fabriquez-vous vos livres ? 

Le livre en tant qu’objet est un ouvrage d’art. On dit que l’habit ne fait pas le moine, mais il contribue au respect. Une fois que nous avons un bon contenu, nous travaillons pour trouver le meilleur format, pour communiquer par la couverture un message attrayant. Nous apportons beaucoup de soin à la conception et à la fabrication de nos livres. Nous espérons pour eux un accueil selon leur mérite et non un achat par indulgence ou pitié, parce qu’ils seraient des livres venus d’Afrique. Nous recherchons bien sûr le meilleur rapport qualité/prix pour la fabrication et pour cela nous faisons le tour du monde : Bénin, Tunisie, Île Maurice, Dubaï…  

Comment se fait la distribution de vos livres ?

Nous assurons nous-mêmes notre distribution au Bénin et en Afrique, par le biais de certaines institutions éducatives mais surtout à travers les libraires. Nous travaillons avec des libraires de l’AILF (Association internationale de libraires francophones), d’Abidjan au Liban, de Dakar à Montréal en passant par le Tchad, sans oublier la Suisse…  Nous avons à Paris un distributeur pour le Nord, Serendip, mais nous gardons la possibilité de faire des ventes directes, des expositions lors de foires et salons pour continuer d’avoir le contact avec nos clients potentiels. Notre site internet et ceux de nos partenaires (Afrilivres, Alliance Internationale des Editeurs Indépendants) sont autant de vitrines internationales pour notre production.

Nous recevons des commandes du Canada, de la Belgique, des États-Unis d’Amérique, de France, de l’Afrique en général et nous fournissons en livres pour enfants une kyrielle d’associations ayant créé des bibliothèques sur le continent. Et nos livres sont présents dans des collections de référence, comme celles de la BnF et la Bibliothèque internationale pour la jeunesse de Munich…

Quels sont les projets à venir pour la collection À la découverte de la vie et pour vos autres collections ?

Plusieurs titres épuisés de la collection vont être réédités. Pour le reste, nous venons de lancer de nouveaux titres, la version en langue fongbé du recueil Proverbes africains : morceaux choisis et commentés, deux romans8 dans la collection Tanéka et un album de la collection Libellule9. Mais nous avons aussi le projet de rééditer Les Messages du pagne… Nous publierons d’autres romans et des documentaires. Nous fêtons nos dix-huit ans cette année et dans la perspective de nos vingt ans, nous posons un regard critique de questionnement et d’analyse sur notre catalogue et nous nous préparons à démarrer des projets longtemps restés en veilleuse et qui nous tiennent à cœur tels que la traduction en langues nationales de certaines de nos collections pour enfants et jeunes, et aussi des romans, des albums, des documentaires.

Notes et références

1. Voir la liste des titres de la collection en fin d’entretien, dans « Pour aller plus loin ».

2. « Comment me suis-je formée au métier d’éditrice ? ».

3. Sur la Sélibej, Semaine du Livre Béninois de Jeunesse, voir « A quels défis votre bibliothèque a-t-elle dû faire face ? Comment y avez-vous répondu ? Cas du Bénin ».

4. L’association Asso-SELIBEJ, Le CAEB (Conseil des Activités Educatives du Bénin) et la Ligue de l’enseignement -Fédération de Paris.

5. L’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT) est l’ancien nom de l’actuelle Organisation Internationale de la Francophonie, OIF.

6. Béatrice Gbado précise : « Presque 200 titres ont été publiés par Ruisseaux d’Afrique, d’autres chez Star éditions, d’autres encore publiés par les éditions du Flamboyant (parmi eux, certains dans la collection le Caméléon vert, et le recueil de poèmes Takam Tikou de Fatou Ndiaye Sow qui a donné son nom à la revue) et par CAAREC éditions, toutes les deux disparues ; des auteurs et des illustrateurs béninois ont publié à l’étranger, notamment en Côte d’Ivoire, et àcompte d’auteur. Ces 300 titres sont pour la plupart disponibles ».

7. La bibliodiversité est « la diversité culturelle appliquée au monde du livre ».

8. Le Génie des termitières de Serge Adjaka, illustré par Claude Adjaka  et Un goûter sous la véranda de Kidi Bebey, illustré par Claude Adjaka.

9. Les Deux amies, un album de fiction autour du thème de la coiffure.


Pour aller plus loin

Béatrice Lalinon Gbado

Elle a créé sa maison d’édition, Ruisseaux d’Afrique, à Cotonou en 1992 – voir les titres publiés au Bénin par cette maison, pour des jeunes depuis les tout-petits jusqu’aux adolescents, dans Carte de la littérature africaine francophone pour la jeunesse, ainsi que les nombreux titres qu’elle a écrits et ceux qu’elle a illustrés de ses photographies. Ruisseaux d’Afrique a reçu le prix Alioune Diop de l’édition francophone en Afrique en 2002 et en 2005. Son album Zannou : Sur les traces de grand-père a été récompensé par le prix français Saint-Exupéry-Valeurs jeunesse.

On peut lire dans Takam Tikou l’entretien avec B. Gbado « L’édition d’ouvrages pour les petits au Bénin et en Côte-d’Ivoire » et son article « Comment me suis-je formée au métier d’éditrice ? »

 

 

Léon Djogbénou

Titulaire d’un Master en Ingénierie documentaire,  Léon Djogbénou est bibliothécaire à la médiathèque de l’Institut français du Bénin à Cotonou. Il est membre de l’Association béninoise des bibliothécaires, archivistes et documentaliste (ADADB) et de l’Association internationale francophone des bibliothécaires et documentalistes (AIFBD). Il a participé à des congrès de l’IFLA -  Fédération internationale d’ associations de bibliothèques et d’institutions – où il a présenté une communication.

 

 

 

Béatrice Atchadé

Licenciée en Sciences et Techniques de l'Information, titulaire du certificat de Médiadix (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) en Techniques Documentaires et Gestion des Médiathèques Béatrice Atchadé est responsable de la Section Jeunesse de la médiathèque de l'Institut français de Cotonou.

 

 

 

 

Les titres de la collection À la découverte de la vie :

Les Aventures de Guidi. Augustine Didagbe Lokonon, ill. Zoulkifouli Gbadamassi. 2007.

Le Bain de bébé.  Béatrice Gbado,ill. Ponce E.K. Zannou. 2004.

Les Chats de Christelle. Béatrice Lalinon Gbado, ill. Hervé Gigot. 2009.

La Fête de l’igname. Béatrice Lalinon Gbado, ill. Roger Boni Yaratchaou. 2007.

Le Jardin de Tanko et Jomo. Béatrice Lalinon Gbado ; ill. Hervé Alladayè.2004.

Je voudrais redevenir bébé. Alexandre Gbado, ill. Claude Adjaka dit Lenfan Claudio. 2004.

Le Livre des parents et éducateurs. Béatrice Lalinon Gbado, ill. Roger Boni Yaratchaou,. 2004.

Noisette. Béatrice Lalinon Gbado. 2011.

L’orgueil de Chine. Béatrice Lalinon Gbado, ill. Zoulkifouli Gbadamassi. 2007.

Papayes et papayers. Béatrice Lalinon Gbado,  ill. François Ablefonli.2007.

Le Roi de la palmeraie. Béatrice Lalinon Gbado, ill. Roger Boni  Yaratchaou.2004. 

Sessi et Toundé adoptent une chevrette. Isidore Lokonon, ill. Hervé Gigot. 2004

Souvenirs de vacances. Alexandre Gbado,ill. Zoulkifouli Gbadamassi.2004

Un bébé, une aventure. Augustine Didagbe Lokonon, ill. Hervé Alladayè. 2007.

Vacances au village.  Alexandre Gbado, ill. Raymond Bernard Jemy. 2007.


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