Muriel Diallo, une artiste à la rencontre des autres

Propos recueillis par Fatou Camara

photo de Muriel Diallo avec des livres

Artiste, conteuse, illustratrice, auteure, Muriel Diallo est une femme aux multiples facettes. Passeuse d'images, passeuse de mots, passeuse de valeurs, elle anime également des ateliers d'écriture illustreé et de conte auprès des jeunes et des femmes.

« Ivoirienne de France »qui travaille ici et là-bas, Muriel Diallo incarne une abolition des frontières géographiques, littéraires ou artistiques,avec une volonté farouche de faire tomber les idées reçues. Ses ouvrages font voyager leurs lecteurs jusqu'au Japon, les promènent à travers des contes, leur font partager le quotidien d'une petite fille de trois ans ou bien les immergent dans des histoires réalistes avec parfois une pointe de merveilleux....

Fatou Camara : Entre 1997 et 1999, vous avez publié trois récits - Hamid le petit porteur, Le Peintre maudit et Le Fils de l’aurore – abordant déjà des thèmes percutants : la rue, la drogue, le rapport à la création, l’exil… Peut-on dire que ces textes « introduisaient » les ouvrages que vous avez créés depuis ?  Quel regard portez-vous sur votre évolution comme auteure et illustratrice dans ces quinze dernières années ?

Muriel Diallo : Mes fonctions d’auteure et d’illustratrice ont considérablement évolué. La question du public visé revient régulièrement dans mon travail. Ce public qui était essentiellement constitué de jeunes, s’est élargi. Les adultes (parents ou non, étudiants…) se sont intéressés à mes productions. Ils ont rejoint les rencontres que j’anime, avec des histoires de vies, des souvenirs, des attentes, des déceptions, des rêves. Cela s’est fait le plus naturellement du monde, et ces rencontres ont donné naissance à des projets d’écriture et d’illustration de plus en plus originaux et ambitieux : romans, poésie, scénario pour un film vidéo joué et monté par des enfants… réalisés dans une bibliothèque-centre de documentation de Paris. Aujourd’hui, je parviens à rassembler plusieurs bibliothécaires autour d’un même projet, je crée des échanges entre des enfants vivant dans des milieux diamétralement opposés et cela se passe très bien. En partageant mon expérience je fédère autour de moi des compétences (auteurs, libraires, diffuseur, éditeurs, bibliothèques scolaires) qui soutiennent et consolident mon objectif premier : la promotion de la littérature jeunesse par la lecture, le questionnement, l’envie de créer, de raconter, et d’écrire.

Quant aux thèmes, oui, je suis restée très proche des sujets liés à la vie quotidienne. La drogue, la rue, l’exil en feront toujours partie, où que l’on soit, malheureusement. Le merveilleux n’a pas suffi à sauver mes héros : Hamid est devenu enfant soldat, livré à la rue, personne n’a su le protéger des conflits armés ; le « Peintre maudit »est mort après une énième overdose, mais ses tableaux continuent àfaire le bonheur des grands collectionneurs du monde. C’est terrible tout ça !

Mais dans le même temps, je vois tous les jours des jeunes décrocher de la drogue, se refaire, reprendre des études, fonder une famille. J’ai partagé des moments précieux avec un ex-enfant soldat démobilisé que l’écriture et le théâtre ont peut-être sauvé même s’il restera hanté toute sa vie par son passé. C’est sûr, dans mes futurs récits pour la jeunesse il y aura moins de merveilleux ; l’espérance, en revanche, y gagnera en espace.

Vous collaborez avec beaucoup d’auteurs jeunesse – Michelle Tanon-Lora, Marie Angèle Kingué, Tanella Boni, Yves Pinguilly, Didier et Jessica Reus… – dont les textes que vous illustrez abordent les mêmes thèmes que les vôtres : la différence, l’environnement, l’acceptation de soi... Est-ce volontaire ? Est-ce une condition pour accepter d'illustrer le travail d'un autre auteur ?

De façon ponctuelle, je travaille en collaboration avec d’autres auteurs. Et comme j’ai cette chance inouïe de pouvoir choisir, je prends connaissance du texte avant de décider de m’associer au projet. Lorsque ces textes sont des coups de cœur, le choix des techniques d’illustration me vient à l’esprit généralement pendant leur lecture. Je tiens à cette liberté que je me suis imposée dans mon travail et dans ma vie d’artiste.

J’ai une capacité d’adaptation qui me permet de ne pas m’arrêter à un obstacle. Un texte s’apprivoise par la douceur, le tact et le respect. L’image et le texte font le pari fou de vivre ensemble dans une maison qui est l’album. Et s’il vous arrive de tendre l’oreille un peu plus que d’habitude, vous entendrez parfois des éclats de rire, ou des cris de colère, ou encore des jurons ! Mais…chut ! En général, tout finit par s’arranger…comme dans les histoires qui finissent bien.

Les textes que vous avez écrits pour la collection « Lire au présent »1 décrivent des difficultés que peuvent rencontrer les jeunes Ivoiriens, et plus généralement les jeunes Africains. Souhaiteriez-vous évoquer celles vécues par les jeunes vivant en France ?

J’y réfléchis… Quelle histoire ? Sous quelle forme ? C’est compliqué ! Il y a tellement à dire des rêves des jeunes vivant en France. La France est un grand carrefour de cultures et c’est fabuleux. Pourquoi ne pas parler de Papillon, ce jeune adolescent rencontré dans une caravane des gens du voyage ? Ou raconter les aventures de cette fille chef de gang en plein 16ème arrondissement de Paris ? Peut-être faut-il parler de cet apprenti dealer qui fait pousser de la cocaïne dans une cave de lycée ? Alors ce serait avec des mots qui éradiqueraient les stéréotypes et autres dynamiques discriminatoires. Il faudra aussi penser à dresser un pont entre jeunes d’ici, jeunes d’ailleurs, jeunes tout court ! Vous voyez, des idées foisonnent de partout mais aucune ne surpasse l’autre pour l’instant. C’est toujours comme ça au début. J’ai l’impression de préparer un voyage, et comme àchaque fois, je ne sais pas faire ma valise ! Et comme l’écriture sur « commande » ne me sied guère, j’attends le moment propice pour entamer une nouvelle production. C’est un projet très ambitieux. À suivre !

Avec Le Fils de l'aurore vous abordiez déjà le thème de l’exil, qui entre en résonance avec votre propre parcours, de la Côte-d’Ivoire à la France. L’histoire de Simaga, le cheval sans papiers2 évoque l'immigration… Comment a-t-il été accueilli par les lecteurs ?

La notion de départ est un sujet très difficile à aborder. Pour l’avoir vécue, j’y suis très sensible. L’histoire de Simaga, le cheval sans papiers sensibilise les petits et les plus grands à la question du départ. Pourquoi faut-il partir un jour ? Comment ? Avec qui ? Qui laisse-t-on derrière soi ? Va-t-on arriver à bon port ? Que va-t-il se passer pour nous ensuite ? Reverrons-nous un jour notre terre natale ? Vais-je aimer vivre là-bas ? Aurai-je des amis ? Quand reviendrai-je chez moi ?...

À la sortie de l’album, les adultes ont eu un peu de mal à digérer l’histoire, que les petits ont pourtant adorée et adoptée. Il y a eu des échanges très intéressants. Les enfants, de la maternelle aux CM2, ont tout de suite fait le lien avec l’actualité, en faisant preuve d’une étonnante tolérance. Ils l’ont même réécrite, mimée, lue à voix haute, en souhaitant que Simaga rencontre des amis plutôt que des ennemis hostiles à sa présence sur leur territoire. Alors que certains adultes sont restés bloqués à l’expression « sans papiers », allant jusqu’às’interdire d’ouvrir l’album.

Encore une fois, les enfants nous donnent de sacrées leçons qui résonnent comme des claques dans le silence des non-dits, « maîtres silencieux de nos destins »!

La série des « Bibi n’aime pas… » constitue un tournant vers le très jeune public. Pourquoi avez-vous créé les aventures de cette petite fille ? Est-ce qu’en écrivant ces albums pour les plus petits vous pensez au fait que c’est à un double public que vous vous adressez : les jeunes lecteurs et leurs parents ?

Bibi est une surprise agréable ! Jamais je n’aurais pensé à ce beau succès. Je voulais juste combler un manque dans l’univers des albums pour les plus petits. Il fallait absolument créer un personnage à la fois drôle et proche du réel, tout en couleur, qui vivrait des moments précis du quotidien. J’ai donc choisi pour cela l’image d’une enfant espiègle, curieuse, qui découvre son environnement avec étonnement, souvent au grand dam de ses parents.

C’est plutôt réussi car les enfants qui ont l’ouvrage entre leurs mains se mettent aisément dans la peau de Bibi. Les parents ont dû suivre car, à en croire les rumeurs, Bibi les a aussi séduits. Je suis toujours heureuse de voir un enfant lire avec un ou plusieurs membres de sa famille, ce lien créé autour de la lecture est tellement fort. Cela fait partie des valeurs que je défends énormément.

En 2012, vous avez reçu le Prix Saint-Exupéry3 pour les « Bibi n’aime pas... », Toclo toclo et la fille Tête en l’air et Yozakura la fille du cerisier. Cette distinction a-t-elle changé quelque chose dans votre vie d'auteur ?

Un Prix a ses avantages… et ses inconvénients. (Rires). Les gens ont nettement mieux réagi à l’étranger qu’en Afrique à l’annonce de ce prix que j’ai tout de suite dédié à la Côte-d’Ivoire. L’écriture et l’illustration ont toujours été des outils de liberté pour moi, j’ai eu l’habitude d’agir sans attendre une récompense. Et quand un Prix arrive de cette façon, je suis un peu déstabilisée. Je suis une femme active qui préfère évoluer loin des mondanités. Mais parfois, l’on n’a pas vraiment le choix…

Je me souviens avoir pensé « mince, ce Prix-là a dû batailler pour arriver jusqu’à moi ». (Rires). Chaque fois que mon travail est primé, je suis fière de mettre la Côte-d’Ivoire à l’honneur. Et cela ne changera jamais n’en déplaise à certains. Je vais vous dire, un encouragement venant d’un enfant ou d’un parent a plus de valeur pour moi qu’une récompense internationale.

Vos illustrations mêlent – pour notre plus grand bonheur – peinture, dessin et collage, carton, tissu, sable et même du bois. Ces mélanges vous permettent-ils de mieux « promouvoir la civilisation de l'universel », comme indiquésur le rabat de votre premier livre pour adultes, La Femme du Blanc4 ?

J’ai la chance de mettre en place des projets d’illustrations en fonction du texte. Mais étant de nature curieuse (comme mon personnage Bibi finalement), je reste peu de temps sur une technique donnée de peur de « mourir d’ennui ». J’ai besoin de tester des techniques nouvelles, dépasser mes limites. Mes dernières illustrations couleur datent de mai 2015 (Phi l’éléphant sert à rien5). J’ai revisité le graphisme des toiles de Korhogo6 (au nord de la Côte-d’Ivoire), qui est la ville de mon enfance. Ces illustrations très épurées mettent en valeur le texte. Je suis carrément tombée en amour devant ce pauvre éléphant, il a été le moteur de ce nouveau travail artistique. Je le voulais beau, expressif, attachant.

En ce moment, je travaille beaucoup plus en noir et blanc. Je suis fascinée par toutes les possibilités que m’offre la gravure sur gomme – c’est ainsi que j’ai illustré les Contes et légendes d’Éthiopie qui paraissent chez Flies France en avril 2016. Entre jeux de contrastes, passages de l’ombre à la lumière, l’effacement des frontières se situe peut-être dans cette capacité à traduire des émotions universelles tout simplement. Chaque nouveau pas vers l’inconnu est une expérience en plus.

D'ailleurs, nous avons du mal à concevoir la taille des originaux, que nous imaginons volontiers réalisés sur de grands supports. Nous pensons notamment à Simaga, à Yozakura ou à vos ouvrages sur les métiers traditionnels urbains en Afrique : Toclo-Toclo… mais aussi Coiffures « Coupé Décalé » et Fanico ou le savon magique.Pouvez-vous nous en dire plus ?

Les originaux des ouvrages parus chez Vents d’Ailleurs sont de grands, vrais tableaux avec du relief (au propre et au figuré), c’est le monde et ses continents, les espaces d’eau, de terres, d’histoires qui ne se ressemblent jamais mais qui vivent ensemble (avec, je l’espère, plus de hauts que de bas).

Vous avez déjà montré, à travers les titres bilingues auxquels vous avez participé, votre intérêt pour la publication en langues nationales. Par ailleurs, la traduction de Bibi n'aime pas l'école en Bibi doesn't like school permet d'avoir un outil de sensibilisation des plus jeunes à l'anglais. Est-ce une manière d’atteindre un plus large public, notamment si l'on songe aux pays africains anglophones ? Une autre façon de situer votre travail au-delà des frontières ?

Mon travail se situe déjà au-delà des frontières. Traduire Bibi en anglais est une proposition de l’éditeur que j’ai tout de suite acceptée. Pourquoi pas ? L’anglais est une langue incontournable aujourd’hui. Et puis côtoyer une langue très jeune est toujours un bon moyen de l’apprendre plus facilement. J’aurais aimé apprendre l’anglais en maternelle ou en CP.

Que ce soit pour décrire les petits métiers ou pour faire le portrait de femmes, ce sont les rencontres avec des personnes qui vous inspirent. Mais il y a également des rencontres musicales qui nourrissent votre travail, comme le prouvent certaines de vos performances artistiques, tel que le concert des élèves du Réseau des Conservatoires du Val d'Yerres que vous avez illustré en simultané, en 2013. Les notes, les mots et les êtres ont-ils un même pouvoir d’inspiration pour l’artiste que vous êtes ?

Vous êtes au courant de cette performance ? Incroyable. Internet fait des miracles ! C’était un moment magique. Ce jour-là, un petit garçon de 5 ans a insisté pour rester à mes côtés durant toute la durée de la performance. Ses parents n’ont pu le retenir. Je me souviens juste de son prénom. Il est entré avec moi dans ma « bulle », et m’a soutenue jusqu’au bout, parfois silencieux, parfois murmurant des phrases. C’était Lui, Moi et les notes de musique. Et lorsqu’il a crié Waouh j’ai su que l’œuvre était terminée. Ce genre de rencontre vous semble carrément irréelle et… Dieu sait qu’il y en a eu ! Écrire ou peindre reste un art plein de rencontres et de surprises !

La musique m’accompagne dans la confection de mes originaux. Je ne sais pas si mes œuvres chantent, comme dans Le Peintre maudit, en tout cas je ne les entends pas… j’ai juste quelques frissons parfois.

Vous qui aviez annoncé à vos parents vouloir devenir peintre et écrivain dans votre enfance, comment vous définiriez-vous aujourd'hui ? Une artiste qui écrit ? Une écrivaine qui illustre ? Une médiatrice de l'art et des mots ? Ou bien cette catégorisation vous paraît-elle superflue ?

Je n’ai jamais su où était ma place et je ne le saurai sans doute jamais. Inclassable. Artiste, il m’arrive de mener mes recherches comme une scientifique. La vérité est que je n’ai jamais cherché à me définir. Ce sont les autres qui s’y attèlent…

Mais je sais que le livre illustré me passionne. Je sais qu’en utilisant les outils de la pédagogie active dans la mise en place d’ateliers, j'incite l'enfant lecteur (ou l’adulte) à se forger une pensée critique, créative et réaliste. Avec les années, mes lieux de rencontres sont devenus des espaces vivants, d’expressions, de liberté et de créativité pour permettre aux enfants (et/ou aux adultes) de discuter, d’échanger afin de confronter des goûts et des savoir-faire, de raconter leurs histoires ou les histoires des autres.

En 2010, dans la revue Africultures, vous livriez cette interrogation : « Est-ce que mon moi "d'ici" sera le même que mon moi de "là-bas" »? Est-ce qu’écrire et illustrer pour la jeunesse vous permet de concilier vos deux « moi » ?

Je me suis rendue compte qu’il n’y a et qu’il n’y aura jamais deux « moi ». Certes mon parcours n’a pas été simple, mais  avec le recul je trouve mes nombreuses « vies »pas mal du tout, incroyables mais vraies ou carrément loufoques. La vraie vie quoi !

J’ai rêvé d’un prolongement pour mes livres. Je ne veux pas que mes livres soient simplement lus puis rangés. Je veux qu’ils suscitent des envies de discussions. Pour partager et faire vivre la passion de lire, j'ai animé pendant des années des ateliers d'écriture illustrée basés sur des projets de productions d'écrits et/ou illustrés dans des lieux aussi variés qu’inattendus : camion école (avec les gens du voyage), péniche, médiathèques, classes Freinet, lycées professionnels, école de la 2ème chance (avec les jeunes déscolarisés de plus de 24 ans), instituts médico-éducatifs (avec des jeunes handicapés), prison, favelas…

C’est grâce à la richesse de ce « moi »que je vais sans préjugés àla rencontre de ces vies, de ces histoires sans fin, de ces mots, mots valises, en couleur ou non.

Savoir rester authentique, proche et respectueux de l’Autre, c’est important.


Notes et références

1 Sur cette collection coéditée par CEDA(Abidjan) et Hurtubise HMH (Montréal), on peut lire « Rencontre avec Régina Traoré Sérié, directrice de collection ».

2 Les références bibliographiques des livres de Muriel Diallo se trouvent dans la Carte de la littérature africaine pour la jeunesse.

3 Le Prix Saint-Exupéry-Valeurs Jeunesse récompense depuis 1987 « les œuvres littéraires de langue française destinées à la jeunesse dont les thèmes et l’inspiration louent tant les qualités d’enthousiasme, d’optimisme, d’humanisme et de générosité que l’aide à l’enfance et le dépassement de soi. »

4 La Femme du Blanc. La Roque-d'Anthéron, Vents d'ailleurs, 2011.

5 Phi l’éléphant sert à rien. Didier et Jessica Reuss-Nliba. A Vol d'oiseau, 2016, collection Aiguille.

6 Ces toiles sont faites de bandelettes de coton cousues les unes aux autres. Les motifs, symboliques, sont peints avec des pigments naturels, avec des bâtonnets en bois.


Pour aller plus loin

Muriel Diallo

Muriel Diallo est née à Boundiali, dans le nord de la Côte-d'Ivoire. Elle habite en France depuis 2002. Peintre, elle a exposé dans de nombreuses galeries et a enseigné les arts plastiques. Écrivain et illustratrice, ses ouvrages sont publiés en Côte-d’Ivoire et en France et ont reçu plusieurs prix. Elle est aussi conteuse, et anime des ateliers autour du conte, l’écriture et l’illustration

La bibliographie 2000-2015 de Muriel Diallo se trouve dans la Carte de la littérature africaine pour la jeunesse.

On peut lire dans Takam Tikou un entretien avec Cécile Lebon, «  Muriel Diallo, entre réalisme et merveilleux » et le texte de Muriel Diallo “Je bâtirais des palais de paille...”.

Fatou Camara

Fatou Camara est documentaliste chez Acteurs publics. Elle a travaillé pendant quinze ans comme médiatrice culturelle au musée Dapper, un espace dédié aux cultures de l'Afrique et de ses diasporas.