Les fables de la buvette
DB
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Quel joli rêve que celui de Minucette qui fait la connaissance d’une tortue géante rose et l’apprivoise. Posée sur le dos de sa nouvelle amie, la petite fille se balade dans un monde magique, véritable paradis terrestre, dans lequel il fait bon se baigner, se dorer au soleil et se délecter des glaces délicieuses d’un arbre appelé coulis-coulis.
Les éditions Barzakh ont décidé de publier cette nouvelle de Danièle Djamila Amrane-Minne, parue une première fois dans l’Alger républicain en 1963, sous la forme d’un livre jeunesse bilingue « afin de partager au plus grand nombre – petits et grands – le rêve universel de cette page d’histoire commune : le goût de la liberté… ».
Quand Barbe Bleue rencontre Compère Lapin autour d’une version d’Anansi et la mort, cela donne des résultats extraordinaires ! Merci, merci, mille fois merci pour cet album superbe dont les illustrations pleines de mouvement et de plans variés nous transportent dans un monde imaginaire que l’on retrouve rarement dans les albums jeunesse de la production éditoriale caribéenne.
Voici une vraie curiosité par un micro éditeur réunionnais – les éditions du même nom – dont nous découvrons, avec ce titre et pour la première fois, l’existence. L’objet mérite pourtant toute attention puisqu’il s’agit d’une de ces nobles entreprises de valorisation de la langue française. Placé sous le patronage de Frédéric Dard qui recommande de « verbailler » sans vergogne et précédé d’une préface intitulée « le verbisme est un humanisme », ce livre de tout petit format (une bible de poche !) n’est rien d’autre qu’un dictionnaire des verbes qui manquent. Œuvre salutaire, donc, animée d’un souci que nous partageons volontiers : un seul verbe vous manque et la phrase s’allonge…

