Momo est un petit garçon qui adore les animaux. Il aime les regarder dans leur environnement pour ausculter ce qui les caractérise : les papillons aussi légers que l’air, l’écureuil malicieux, le perroquet qui répète tout ce qu’il entend, le caméléon aux mille couleurs, l’éléphant reconnaissable à sa grande trompe, le paon vaniteux, l’escargot très lent, la grenouille qui coasse, le singe acrobate, le margouillat qui se prélasse au soleil.
Après L’heure égyptienne et Les yeux Fayoum, Ramona Bãdescu nous entraîne sur un des sites les plus connus et sans doute les plus visités d’Égypte pour le dernier volet de cette trilogie. Sans doute aurait-elle choisi un autre cadre si une pandémie mondiale ne lui avait pas offert l’opportunité d’y déambuler sans être confrontée à des hordes de touristes pressés. Toujours en compagnie de Benoît Guillaume à la partition graphique, très réussie elle aussi, elle arpente les lieux livrés à une quiétude singulière laissant son inspiration poétique être guidée par la puissance évocatrice du soleil, dieu Rê dans la mythologie égyptienne, créateur de l'univers, dans un magnifique dialogue entre passé et présent.
Dans la collection des abécédaires déjà bien connue du jeune public, Caraïbéditions propose un nouveau volume en prise avec les questions environnementales.