Inspiré d’une célèbre légende du royaume du Dahomey, l’histoire racontée revisite avec justesse un symbole majeur de la culture béninoise : celui de la jarre percée, métaphore de la nation et de la solidarité entre ses enfants. L’histoire met en scène le roi Ghezo, souverain du Dahomey au XIXe siècle, qui cherche à faire comprendre à son peuple que la division affaiblit le royaume
Destiné aux jeunes lecteurs, cet ouvrage propose une immersion pédagogique dans les coulisses de la création d’un livre, depuis la naissance d’une idée jusqu’à l’objet imprimé que l’on tient entre les mains.
Ce manga biographique retrace le parcours du Martiniquais Frantz Fanon (1925-1961), un des penseurs majeurs de l’anticolonialisme, qui a passé sa vie à dénoncer les désastres du colonialisme et du racisme sur les individus. Le scénariste, Olivier Mery, est parvenu, comme il l’espérait, à rendre les idées du grand homme tout en touchant le lecteur et Daniel Fernandes de Almeida a parfaitement réussi à mettre en images son scénario. L’ensemble est un bel hommage à cet « ardent défenseur de la dignité humaine » pour reprendre les termes de l’illustrateur.
Sur l’île de La Réunion, suite à une pandémie et à l’exode imposé à la population, une botaniste spécialiste des espèces endémiques se retrouve seule avec son fils Théo. Ils ne doivent leur survie qu’à la nature exubérante de l’île qui leur offre poissons, fruits et plantes. Dans un journal de bord que la scientifique adresse à son mari, disparu depuis de longs mois après être parti chercher des vivres, elle raconte son quotidien et son inquiétude face à une menace qu’elle pressent. Théo, de plus en plus en symbiose avec les éléments naturels, dialogue avec une « femme en sucre », un esprit invisible aux yeux de sa mère. Cette apparition offre au garçon un cahier de tisanes, celui de Rose-May, sa mamé décédée, une ancienne tisanière guérisseuse. Une bande dessinée onirique qui porte un message écologique fort. En plus de l’omniprésence de la biodiversité luxuriante de l’île, l’histoire raconte la vengeance de la nature envers l’homme destructeur. D’autres thèmes sont également abordés dans le récit comme la transmission des savoirs et légendes traditionnels, la chasse aux marrons qui fuyaient l’esclavage, ainsi que l’éco-anxiété particulièrement présente pendant la pandémie de Covid-19. Née d’une mère réunionnaise, Natacha Eloy illustre cette bande dessinée de façon originale en insérant de la couleur dans ses planches en noir et blanc.