Les fables de la buvette
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Après L’heure égyptienne et Les yeux Fayoum, Ramona Bãdescu nous entraîne sur un des sites les plus connus et sans doute les plus visités d’Égypte pour le dernier volet de cette trilogie. Sans doute aurait-elle choisi un autre cadre si une pandémie mondiale ne lui avait pas offert l’opportunité d’y déambuler sans être confrontée à des hordes de touristes pressés. Toujours en compagnie de Benoît Guillaume à la partition graphique, très réussie elle aussi, elle arpente les lieux livrés à une quiétude singulière laissant son inspiration poétique être guidée par la puissance évocatrice du soleil, dieu Rê dans la mythologie égyptienne, créateur de l'univers, dans un magnifique dialogue entre passé et présent.
Transmettre la mémoire collective, sans fioritures, dans un style direct, de façon à permette au lecteur de se réapproprier ce passé douloureux pour mieux asseoir son identité, tel est le pari pris – et tenu – par Dany Bebel-Gisler dans ce documentaire à l’iconographie très riche, faite de belles illustrations mais aussi de reproductions de gravures de l’époque.
Sur l’île de La Réunion, suite à une pandémie et à l’exode imposé à la population, une botaniste spécialiste des espèces endémiques se retrouve seule avec son fils Théo. Ils ne doivent leur survie qu’à la nature exubérante de l’île qui leur offre poissons, fruits et plantes. Dans un journal de bord que la scientifique adresse à son mari, disparu depuis de longs mois après être parti chercher des vivres, elle raconte son quotidien et son inquiétude face à une menace qu’elle pressent. Théo, de plus en plus en symbiose avec les éléments naturels, dialogue avec une « femme en sucre », un esprit invisible aux yeux de sa mère...

