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Takam Tikou

La revue du livre et de la lecture des enfants et des jeunes / Afrique - Monde Arabe - Caraïbe - Océan indien

Zéré et les « Glaé » au pays des masques

Langue : français Auteur : Tié-Jahi Illustrateur : Charles Sraka,  K. Marc Kouassi Lieu d'édition : Abidjan Éditeur : Africa Reflets Éditions Année d'édition : 2016 Collection : Africonte Nombre de pages : 64 p. Illustration : Couleur Format : 18 x 12 cm ISBN : 978-2-36997-006-4 Âge de lecture : À partir de 11 ans Prix : 2000 CFA, 4 €

Tié-Jahi, chansonnier et danseur, rapporte ici un conte issu de la tradition du peuple Wê, qui vit à l'ouest de la Côte-d'Ivoire et auquel il appartient.

Aux temps anciens, un incendie a ravagé les cultures du village. Menacés de mourir de faim, les villageois envoient successivement deux frères, grands chasseurs et excellents musiciens, à la recherche de nourriture. Le premier, Téhia, traverse le village du manioc et le village des bananiers sans y recevoir l'hospitalité. Recru de fatigue, il parvient enfin au village des « Glaé », les masques. Là, il est confronté à un masque qui l'oblige à jouer interminablement du tam-tam pour accompagner sa danse. Si le Glaé ne semble jamais fatigué, c'est qu'il se fait remplacer en cachette par un autre masque qui lui ressemble à l'identique. Le second frère, Zéré, sent que Téhia est proche de l'épuisement et vient à sa rescousse. En chemin, il traverse le village du riz où l'accueil est bien meilleur et où on lui fait cadeau d'un grain précieux. Arrivé au village des masques, il comprend tout de suite la ruse et bouche l'ouverture de la grotte qui abrite les masques. Et ayant relayé son frère, il mène le masque danseur à l'épuisement. Celui-ci lui attribue quatre masques, un danseur, un chasseur, un comédien et un chanteur. Les deux frères les ramènent au village, recevant au passage un bien meilleur accueil du manioc et des bananiers, et des offrandes savoureuses. C'est ainsi qu'ils rapportent au village de quoi nourrir le corps et de quoi nourrir l'âme.

Le conte est très bien raconté, sa structure est claire et il fourmille de détails qui lui donnent une saveur et une authenticité tout-à-fait délectables. Les illustrations sont discrètes et accompagnent le texte sans le parasiter. Voir Atriékokroka le crâne tisserand pour la présentation de cette excellente collection.

CR