“Une manière africaine de raconter” les histoires

Née d’un père ivoirien et d’une mère française, Véronique Tadjo est une écrivaine et illustratrice qui écrit à la fois pour les adultes et pour les enfants. Si elle intègre ce second secteur éditorial à la demande d’un éditeur, sa présence dans la bibliothèque des jeunes lecteurs demeure constante « au regard du nombre considérable d’ouvrages […], mais aussi compte tenu de leur valeur artistique1».Outre cette production prolixe (plus de quatorze ouvrages de genres divers : romans, albums, livres illustrés), son engagement dans le champ se signale surtout par une posture identitaire. En effet, s’il est vrai que l’écrivaine souhaite former les jeunes Africains à la lecture, elle veut surtout transmettre un héritage : « J’essaie de faire la promotion de notre patrimoine culturel africain, car je pense qu’il est essentiel qu’il soit valorisé. Les enfants d’aujourd’hui, et en particulier ceux qui vivent dans les villes, sont en train de perdre leur culture. Ils sont très tournés vers l’Occident alors que notre patrimoine culturel est très riche2.» Ainsi, raconter devient un devoir, un acte d’engagement face à l’urgence d’une crise mémorielle et identitaire.

 

 

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