La littérature de jeunesse entre tradition et modernité: 2010 -2020 : dix ans d’édition pour la jeunesse dans l’océan Indien

Par Corinne Bouquin

À l'occasion des dix ans de mise en ligne de Takam Tikou regarder en arrière sur ce temps écoulé nous est apparu intéressant. Pour la littérature de jeunesse de l'océan Indien on remarque très vite une volonté de tous les acteurs du livre d’aller vers l’avenir, tout en mettant en valeur leur. En donnant la parole à de jeunes auteurs et illustrateurs très créatifs, les éditeurs cherchent à publier des textes et des albums de grande qualité. Les sujets restent l’environnement si riche à protéger, le créole est au cœur de leurs programmes éditoriaux, et la diffusion certes très présente et imaginative sur place se veut aussi tournée vers  les manifestations de la métropole.

Il y a 10 ans Takam Tikou est passé d’une revue papier à une revue en ligne. Dans le même temps la production éditoriale de littérature pour la jeunesse a évolué. À travers les critiques de livres proposés dans la revue et les sujets traités, nous allons tenter de faire émerger quelques évolutions dont Takam Tikou s’est fait le relai.

En faisant un retour sur ces dix années écoulées on remarque très vite une volonté de tous les acteurs du livre d’aller vers l’avenir tout en mettant en valeur le patrimoine de l’océan Indien. En donnant la parole à de jeunes auteurs et illustrateurs très créatifs, les éditeurs cherchent à publier des textes et des albums de grande qualité. Les sujets restent l’environnement si riche à protéger, le créole est au cœur de leurs programmes éditoriaux, et la diffusion certes très présente et imaginative sur place se veut aussi tournée vers  les manifestations de la métropole.

Les actions de la revue vont dans deux directions : des bibliographies avec des critiques présentées dans toutes les éditions de la revue et des articles soit autour de thématiques : les langues, la bande dessinée etc. soit informatifs visant à mettre en valeur toutes les actions faites autour du livre et de la lecture.

Les critiques

Un bilan statistique des critiques publiées dans la revue Takam Tikou pendant ces 10 ans est un premier indicateur qui montre les évolutions de l’édition pour la jeunesse. Ces critiques ne recouvrent pas la totalité de la production de livres pour la jeunesse dans cette région mais cela donne un aperçu de l’évolution en 10 ans.

Pendant la période de mise en ligne de Takam Tikou, 293  titres sont arrivés en lecture au sein du comité océan Indien.

Sur ces 293 titres, 138  titres soit  45,7 % sont des livres d’images ou des textes illustrés, c’est pratiquement la moitié des publications et le chiffre le plus important loin devant les autres genres.

La bande dessinée vient ensuite avec 50 titres, soit 17 % pour ce genre qui a progressé régulièrement dans la décennie avec des nouveautés et des constantes que l’on développera ci-après.

On a ensuite, pratiquement à égalité une trentaine de titres pour les romans (13 %),  les contes (11 %)  et les documentaires (10,5%).

 

Océan Indien – critiques – 2010-2019 en pourcentage

 

Dans les articles parus dans cette même période, Takam Tikou a donné la parole aux acteurs qui ont porté ces évolutions.

Originalité et créativité dans les publications jeunesse:

 

De jeunes auteurs et illustrateurs

 « L’illustration pour moi c’est expérimenter, créer et surtout inventer des mondes … »,Solen Coeffic nous résume dans son interviewpublié en 2017 l’importance de l’illustration. En effet les albums pour la jeunesse ont vu exploser une grande créativité. Que ce soit dans les techniques employées : dessin, peinture acrylique, aquarelle, encre, collages, dans les outils utilisés : feutres, crayons, pastels mais également dans le mélange de plusieurs techniques, la jeune illustratrice n’hésite pas à mêler des procédés traditionnels et  le numérique selon le projet et le résultat attendu.

Pour la bande dessinée, de jeunes auteurs réinventent le genre littéraire comme Rolling Pen et Catmouse James. Dans leur interviewpubliée en 2019, ils expliquent leur démarche créatrice :

« Mais pour moi, la BD murmure à notre oreille d’enfant ce que notre oreille d’adulte n’est plus capable d’écouter. C’est-à-dire que, grâce au dessin, on arrive à toucher un affect et une âme enfouie. »

La bande dessinée est un genre-phare dans la littérature de jeunesse de l’océan Indien.

En 2011 une interviewavec Jean-Luc Schneider, le fondateur des éditions Des Bulles dans l’Océan avait été menée par Anne-Laure Cognet. Aujourd‘hui plus que jamais cet éditeur occupe le terrain dans ce domaine.

« Notre ligne éditoriale est simple : nous publions des auteurs d’ici qui parlent d’ici ou d’ailleurs, ou bien, des auteurs d’ailleurs mais qui parlent uniquement d’ici. Par « ici », il faut comprendre la zone océan Indien et l’Afrique, car cette dernière, comme tous les autres continents, a peuplé la Réunion. Elle est la plus proche mais, malheureusement, elle est trop souvent sous-représentée dans la culture locale. »

Des Bulles dans l’Océan a été créé en 2010 avec 4 albums publiés par an ; en 2020 l’objectif de Jean-Luc Schneider est de publier 12 titres par an, soit un titre par mois. En 10 ans cet éditeur a remarquablement évolué. 1

Le travail des éditeurs : de nouveaux genres

Le souci de diversité et de qualité est au cœur des préoccupations des éditeurs pendant ces dix années.

« La maison d’édition Des Bulles dans l’Océan a fait émerger de nouveaux talents réunionnais, avec notamment Staark, créateur de la première série manga réunionnaise Redskin et une nouvelle école BD malgache ».2

Des Bulles dans l’Océan publie aussi bien Dwa avec la Révolution Kellyou Bak to Al-Bak, un des auteurs importants de l’école de bande dessinée malgache,  et Yvan Soudy alias Staark, jeune auteur de manga. Après une publication numérique de Redskin, Staark décide d’en éditer une version papier. Jean-Luc Schreiber n’avait jamais publié de manga, il démarre ici le travail pour quatre tomes avec Staark, une parution prévue tous les six  mois. C’est un shonen, c'est-à-dire un manga destiné aux pré-ados, aux ados et aux jeunes adultes. L’auteur a choisi ce genre pour « exposer une histoire simpliste au départ, mais dont le scénario est appelé à se complexifier à mesure que le lectorat avance en âge ».

Autre travail novateur que nous soulignons, la publication de petits romans pour les jeunes lecteurs. Corinne Fleury, responsable des éditions Atelier des Nomades,  a créé une collection de textes courts illustrés destinés aux enfants qui débutent dans la lecture.

« Lorsque nous avons ouvert notre collection de romans pour enfants, nous avons mis en avant le multiculturalisme de l’île Maurice. Nous avons aussi eu envie de valoriser le créole avec le roman jeunesse. Nous avons fait une version 100% créole pour accorder à cette langue toute la place qu’elle mérite. »3

 

La Ravanne de Daniella, couverture, Atelier des nomades, 2018

 

La Ravanne de Daniella de Amarnath Hosany Joëlle Betsey – Maestracci est le 1er titre de cette collection. 4

Un texte court dans une typographie large et claire, avec une histoire simple accompagnée d’illustrations pour contribuer à donner envie de lire.

Autre nouveauté exploitée par les éditeurs de l’Océan indien, les livres musicaux. On peut saluer le travail de Zébulo éditionsdont le premier livre CD est paru en 2011. Aujourd’hui cet éditeur compte deux grandes collections :

-          Les livres musicauxpour les tout-petits : des livres à puces qui permettent de découvrir les instruments traditionnels ;

-          Les livres sonores également cartonnés pour les tout-petits : des livres à puces  pour découvrir des paysages de la Réunion.

Zébulo éditions s’est très vite tourné vers le livre à puces pour les plus jeunes. En 2019 il publie un grand succès : Zoiseaux rares de Fabienne Jonca et Julie Bernard, sur les chants d’oiseaux, remarquable  livre à puce pour découvrir cette nature.5

La littérature de jeunesse toujours dans la tradition

 

Publier en créole et en malgache

La langue est aussi une question qui revient dans Takam Tikou tout au long de ces dix dernières années. On vient de le voir avec l’Atelier des Nomades, une réelle volonté existe chez les éditeurs de proposer des livres en créole. Pour Madagascar, on constate que depuis 2008, seuls l'histoire et le malgache sont encore enseignés en malgache à l'école primaire,  le français est devenu la langue d’enseignement de toutes les autres matières dès la 6e.

Le premier exemple choisi est celui de Dodo vole, cet éditeur qui depuis 10 ans poursuit un travail original dans ce sens.

Sophie Bazin–Ravaloson, responsable de projet chez Dodovole, a créé la collection Bonimenteur en 2011. Cette collection propose des contes traditionnels bilingues français–malgaches, illustrés par des écoliers de Madagascar, de Normandie ou de Bretagne, dans le cadre d’échanges pédagogiques entre les deux territoires. 29 titres ont été publiés entre 2011 et 2019.

Couvertures de la collection Dodo Bonimenteur

La littérature orale composée de contes et légendes, est encore très vivante notamment en milieu rural à Madagascar.

C’est le but de la collection Dodo bonimenteur : des albums de contes traditionnels produits en partenariat avec des associations comme artEres6, qui met en relation des enfants du Nord et des enfants du Sud. Les écoliers sont impliqués dans le choix des contes, dans leur illustration, ce qui modifie leur rapport au livre. Chaque conte est choisi par vote, à la fin d’une journée de « racontages » puis illustré sur une période d’une semaine dans le cadre d’un atelier. Chaque enfant qui a participé à ce projet,  reçoit un exemplaire des deux contes. Des courriers sont échangés ensuite entre les enfants.

Pour les publications en malgache, l’exemple des Éditions Jeunes Malgaches est intéressant.  Dès 2012, dans une interview,  Marie Michèle Razafintsalama souligne l’importance de donner des textes en malgache aux enfants.

Les Éditions Jeunes Malgaches nées en 2004, ont aujourd’hui à leur catalogue, 57 titres en version papier et numérique, publiés en malgache, en français et en bilingue français- malgache. Le catalogue, fort de sa variété, est composé de contes traditionnels malgaches inconnus des enfants et d’histoires contemporaines. Les illustrations des livres sont en couleur et centrés sur l’environnement dans lesquelles les enfants vivent au quotidien.

Connaître et préserver l’environnement

« Les enfants de nos îles sont avides d’une littérature colorée, de personnages métissés, d’une faune et d’une flore qui ressemblent à ce qu’ils croisent chaque jour et de la langue qu’ils parlent chez eux. »7

Autre axe dans la politique éditoriale des éditeurs de littérature de jeunesse comme le dit ici Corinne Fleury pour l’Atelier des nomades, publier des livres sur l’environnement quotidien des enfants et les inciter ainsi à le préserver.

Les thématiques écologiques sont très présentes dans la littérature de jeunesse de l’océan Indien. Protection de la flore, sauvegarde des espèces animales menacées, lutte contre le réchauffement climatique, un réel effort d’information et de sensibilisation est fait. Toutes ces préoccupations mondiales sont au cœur de ces régions. Tous les genres sont concernés : la bande dessinée avec Des abeilles et de hommes de Fred Theys, les abécédaires avec aux éditions Atelier des Nomades Mon ABCdaire tropical de Sandrine Monniert8, des livres d’images aux éditions Orphie avec Des milliers d’écailles de Zendett Frit, ill. Sylviane Michel en 2013, Ça chauffe sur la planète de Anuradha Deenapanray-Chappard et Laval Ng chez Orphie en 2015, et en dans les romans également avec chez Zébulo éditions le dernier roman de Lalou, Pied de bois, 20199

 

 

Couverture, Des Abeilles et des hommes, Fred Theys. Zebulo éditions, 2016

 

 

Faire connaître et diffuser la littérature de jeunesse  sur place mais aussi en Métropole

 

La lecture sur place : l’exemple de Madagascar

À Madagascar des efforts particuliers sont faits en directions, notamment des publics plus difficiles à atteindre dans un pays où l’alphabétisation a encore beaucoup de progrès à faire.

La lecture à Madagascar et les différents lieux de vie du livre sur la Grande Île ont fait l’objet de plusieurs articles dans Takam Tikou dans ces dix dernières années.

En 2010 une journée internationale pour la littérature de jeunessevoit le jour à Madagascar. Cette journée venait s’ajouter à la Foire du livre d’Antananarivo. En mai 2019,  la Semaine de la littérature jeunesse se déroule à Antananarivo (Madagascar) sur le thème : la littérature jeunesse au cœur de l’océan Indien. Les invités venant de tous les horizons ont choisi de travailler avec et pour les enfants. Ventes, dédicaces, lectures, rencontres, expositions sont organisées, avec le soutien de l’Institut français de Madagascar, pour faire connaître la littérature de jeunesse au plus grand nombre.

Dès 2010 la journaliste Véro Rabakoliarifetra avait dressé un panorama des lieux de lectureà Madagascar. À cette date, peu de livres en malgache écrits par des auteurs malgaches sont accessibles, sachant que 75 % des Malgaches vivent à la campagne et que seuls les habitants des villes ont accès aux livres, alors accès au livre. Cet accès  passe principalement par l’école avec la Semaine de la littérature de jeunesse : accueils de classes, théâtre pour jeune public, prix littéraires. Cette présentation très complète s’attachait à montrer le travail des ONG mais également l’importance des réseaux de lecture publique à travers les Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC), les Centres de Lecture et d’information et de culture (CLIF) et les Centres locaux d’échanges francophones (CLEF).

Pendant ces dix années, Takam Tikou a suivi cette question de la lecture à Madagascar à travers plusieurs articles jusqu’au projet récent des bibliothèques des ruesBoky Mitety Vohitra présenté en 2017 par Marie Michèle Razafintsalama.

La présence des éditeurs de l’océan Indien dans les actions nationales

Au Salon du livre et de la presse jeunesse 2019, la Réunion a été l’invité d’honneur. Aucun article n’a eu le temps d’être écrit avant notre dossier mais il m’a semblé important de mettre en valeur cet honneur et de montrer que c’est le résultat d’un vrai travail des éditeurs de l’océan Indien pendant ces dix dernières années.

Nous avons interrogé Claudine Serre le 15 avril 10 et appuyons notre propos sur cette interview.

 

Éditrice chez Océan jeunesse, Claudine Serre est aujourd’hui chargée de mission pour l’association La Réunion des Livres, association  soutenue par la DAC de la Réunion et la Région Réunion. Depuis 2014,  elle a mis au service des éditeurs de l’océan Indien son savoir-faire, son expérience et son professionnalisme pour la communication et  la diffusion de la production du livre jeunesse11.

Les opérations auxquelles les éditeurs participent sont variées : Je lis un livre péi , une opération de promotion de la lecture en pleine nature ; Un livre Un transat pendant la période de Partir en livre12mais aussi pendant le salon du livre jeunesse de l’océan Indien et en milieu scolaire, 

Cette spécialiste gère également l’organisation des stands des éditeurs réunionnais dans les salons en métropole : Livre Paris et Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine Saint Denis.

 

2019 a donc été une année particulière pour les éditeurs de l’océan Indien avec la Réunion comme invité d’honneur du salon du livre de Montreuil. Présent depuis 2007 sur un stand avec  la Réunion, l’île Maurice, Madagascar et Mayotte, les éditeurs de l’océan Indien bénéficient d’une gestion collective du stand confié à Claudine Serre depuis 2014.

« C’est  une belle reconnaissance de l’évolution et de la qualité de l’édition réunionnaise, qui ouvre de nouvelles portes à nos auteurs et éditeurs. » nous dit Claudine Serre.


Pour leur stand, les éditeurs de l’océan Indien se mutualisent pour la location du stand, son habillage sous un visuel commun. Un soutien logistique au transport des livres est accordé avec le financement du ministère de la Culture et de la Communication, du ministère de l’outre-mer, du Fonds de coopération régionale, de la région Réunion et du département de la Réunion. Ce projet programmé par l’association interprofessionnelle des métiers du livre à la Réunion a pour objectif de faire la promotion du livre et de la lecture de ces pays.

« La littérature de l’Océan indien évoque à la fois la particularité insulaire et l’appel du large ».C’est avec ces mots que le salon du livre  commence sa conférence de presseen cette année particulière.

Pour cette 11e participation le stand est spacieux et, bien situé. Décoré par la fresque de David d’Eurveilher, c’est un espace accueillant.

 


Fresque pour le stand du salon de Montreuil, David d'Eurveilher, 2019

 

Dix éditeurs sont présents et 150 titres de genres variés et pour des publics de tous les âges. On retrouve Océan Éditions, Orphie, Zebulo Éditions mais aussi Des Bulles dans l’Océan et Epsilon pour la bande dessinée, pour les éditeurs les plus connus mais également de nombreuses jeunes maisons d’édition.

Quinze auteurs ou illustrateurs ont dédicacé leurs nouveautés avec les  jeunes auteurs dont on a parlé précédemment : Lalou, Julie Bernard ou Solenn Coeffic.

C’est une grande année pour cette littérature : le chiffre d’affaires pour 2019 affiche une hausse de 80 %, plus de 400 exemplaires vendus, un vrai succès ! Moins d’auteurs en dédicace qu’en 2018 mais le public était au rendez-vous pour découvrir la littérature de cette région. La bande dessinée connaît toujours un grand succès.

On conclura en citant Claudine Serre :

« Cette année 2019 est l’aboutissement d’une dizaine d’années de travail de l’ensemble de la filière livre à la Réunion. »

Ce retour en arrière sur la littérature de jeunesse de l’océan Indien pendant les 10 années de publication de Takam Tikou pourrait se résumer en quelques mots : bouillonnement, foisonnement, explosion ! C’est une littérature créative, s’intéressant aux genres émergeant mais aussi une littérature portée par des auteurs, des illustrateurs et des éditeurs soucieux de préserver les langues régionales, les thématiques traditionnelles. Permettre au livre de toucher un public de plus en plus large est aussi un des axes majeur.  Et pour cela la présence dans tous les festivals, salons, sur place et en métropole est une des priorités. Nous nous en réjouissons vivement !

 



Notes et références


1.  https://dbdo-editions.com/a-propos/

2. Entretien téléphonique le15 avril 2020 avec Claudine Serres

3. Entretien téléphonqiue le  15 avril 2020 avec Corinne Fleury

4. La notice critique est à paraître dans le numéro de mars de Takam Tikou

5. La notice coup de cœur est à paraître dans le numéro de mars de Takam Tikou

6. L’assocation artEres soutient des projets artistiques en coopération internationale : http://arteres.canalblog.com/†

7. Entretien téléphonique avec Corinne Fleury le 15 avril 2020

8. Notice critique à paraître dans le numéro de mars de Takam Tikou

9.Idem

10. Entretien téléphonique avec Interview Claudine Serre, 15 avril 2020

11. Ibid

12. Partir en Livre est une, manifestation nationale, gratuite et festive pour sortir le livre de ses lieux habituels pour aller à la rencontre des enfants et des jeunes afin de leur transmettre le plaisir de lire, https://www.partir-en-livre.fr/ †


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